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And all the roads we have to walk are winding

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Achille R. Winckler

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MessageSujet: And all the roads we have to walk are winding Lun 30 Jan - 20:38



And all the roads we have to walk are winding
L'hiver était rude cette année. Beaucoup plus que les années précédentes. Le vent du nord parvenait à se frayer un chemin dans la moindre faille de mes vêtements, me glaçant le corps par la même occasion. L'anorak n'était pas bien épais, il avait servi avant. Il y avait un trou dans l’emmanchure, c'est par là que le vent s’engouffrait. Ce même vent agitait les sapins qui entouraient la route. Des sapins, encore et encore des sapins. Parfois il y avait un arbre mort qui n'avait pas résisté à l'hiver. Il agissait en exemple: si je ne trouvais pas un abri, j'allais finir comme lui. C'était un message de plus envoyé par la nature qui reprenait ses droits. Il suffisait de regarder les alentours pour s'en rendre compte. Tout était couvert d'un épais manteau blanc. La vague de froid qui avait déferlé sur le pays avait laissé pour mort des carcasses d'animaux, on croisait des corps inertes de cerf ou d'élan, parfaitement conservé par le froid. La route, ce n'était plus qu'un souvenir. La neige l'avait recouvert jusqu'à un mètre ou un mètre vingt, recouvrant au passage les voitures laissée à l'abandons. La vie avait tout simplement quitté cette partie du pays. Le paysage était triste. Et l'hiver amplifiait ce sentiment. Les routes, autrefois, étaient bondées. Des couples en lune de miel, pressés de consommer leurs premières nuits d'amour; des familles partant en vacances, les enfants collés aux vitres à dessiner au doigt sur leur buée; des travailleurs, pressés de rentrer voir leurs femmes après une longue journée de labeur. De ça, il ne restait plus que la voiture rouillée et recouverte par la neige des tout justes mariés, les cadavres des enfants pour toujours collés aux vitres embuées, un travailleur qui jamais n'aura attend le porche de sa maison. Tant de vie c'était arrêter ici, et l'on ne pouvait que ressentir l'atmosphère pesante d'un si grand nombre de pertes. Il était loin le temps de l’insouciance. Aujourd'hui, il était devenu difficile de vouloir faire comme avant.

Je m'enfonçais jusqu'aux genoux dans la neige avec pour seul aide un bâton récupérer sur le bas côté il y a quelques jours. Il faisait froid, et l'humidité qui transperçait mon pantalon ne m'aider pas. Pourtant, j'avais tenté de sceller le bas avec mes chaussures en utilisant de l'adhésif que j'avais trouvé dans une maison. Mais à présent je doutais de l’efficacité de ma magouille. Peu importe mon adhésif, la neige se frayait un chemin. Mais je devais avancer. Le jour ne durait pas indéfiniment et il valait mieux ne pas être à découvert en pleine nuit. Cela faisait six jours que je parcourais la route 90 et jusqu'à présent j'étais parvenu à trouver des camping-cars ou des camions où m'abriter pour la nuit. Ça n'était pas un grand luxe, j'avais froid, mais ça avait l'avantage de me protéger du vent et de ce qu'il y avait à l'extérieur. Mais la chance allait peut-être finir par tourner et je devais m'empresser de rejoindre Preston. Ce n'était pas forcément plus sûr, il y avait les morts et quelques animaux mais c'était toujours mieux que d'être dehors à mourir lentement de froid. Il me restait plus que quelques heures de marche, huit ou neuf heures. Preston était encore loin mais la ville ne m'avait jamais semblait si près. Ça venait presque à me manquer. Ces jours de marche avaient fait des ravages. J'avais tellement fait en sorte de ne pas perde la route de vue que j'avais ignoré tous les précédentes bourgades. Pourquoi? La route était à peine visible et je ne voulais vraiment pas me perdre dans une des forêts de Washington. Ce serait du suicide.

Je m'arrêtais quelques instants, remettant en place mon bonnet sur mes oreilles. Il était vital de protéger toutes les extrémités de mon corps, je préférais les garder intactes. Je n'aimais pas particulièrement l'hiver. En Louisiane, on ne connaissait pas vraiment la neige. Il suffisait d'un peu de gel pour que la panique se déchaîne. C'était tellement rare qu'une simple alerte mettait l'état en quarantaine. C'était amusant à l'époque, on pouvait sortir s'amuser étant donné que les cours étaient suspendus. Mais en grandissant, la neige est vite devenue une déception.


«- Pourquoi donc une déception?»

Je me retournait brusquement. Le docteur Schultz était dans le bas-côté, adossé à un arbre. Pas spécialement bien vêtu d'ailleurs, il devait avoir froid. Il contrastait bien avec le décor extérieur. Toujours habillé de son costume trois-pièces entièrement noir. Il faisait tache dans cet environnement immaculé. Sa présence me surprenait un peu, mais j'avais l'habitude de ses irruptions invraisemblable. 

«- Euh… Quand on était enfants, avec Tommy, on rêvait de partir dans le Montana faire du ski. On avait tellement envie d'en faire qu'on a sauté de joie le jour où l'ont nous avons proposé une classe de neige à l'école. C'était un rêve qui devenait réalité. On se voyait déjà slalomait au sommet des pistes. Au final ce fut une grosse déception. Il y a eu une énorme tempête de neige le jour de notre départ. On a dû faire demi-tour pour ne pas rester coincé. En plus, Tommy avait perdu une de ces moufles dans le bus et son père le lui a fait payer. Ce n'est pas resté un très bon souvenir.»
«- Vous faites donc un amalgame entre votre mésaventure d'enfance et cette neige-là?»
«- Non, cette neige-là est bien pire. Celle-là représente la mort, celle de mon enfance ce n'était qu'une déception parmi d'autres. Mais vous que faites vous là?»
«- Qu'est-ce qui vous fait dire que je suis là?»

Et le voilà qui avait à nouveau disparu. C'était impossible. Il ne pouvait pas ne pas être là, je l'avais vu j'en étais sûr. Sans vraiment chercher une explication à sa disparition, je me précipitais sur le bas-côté à sa recherche. Il était forcément là, quelque part. La neige était encore plus haute au milieu des arbres et je peinais à avançais. Je courais tant bien que mal à travers les branches mortes des arbres. Où était-il? Je ne pouvais pas le laisser m'échapper encore une fois. Je l'avais trop laissé s'enfuir, je voulais comprendre.

«- SCHULTZ?! Où êtes-vous je sais que vous êtes là!»

Je m'enfonçais de plus en plus dans la forêt. La pente était ardue. La vision difficile: le vent emportait avec lui la poudreuse. Je finis par tomber. M'étais-je pris les pieds dans une branche? La neige était-elle trop haute? Je n'en avais aucune idée. J'étais juste tombé et je dévalais la pente à toute vitesse. Il n'y avait pas de chemin tout tracé. Je sentais mon corps se cognait, se frappait contre des arbres, des roches camouflées par la neige. Une douleur vive me saisit la cheville en pleine cascade. J'avais dû la frapper ou la tourner sur un obstacle. Un faux plat arrêta ma course et je put me coucher dans la neige, tout en essayant de contenir ma douleur. Je serrais les dents. C'était tout simplement horrible. Je n'allais jamais pouvoir remonter la côte, encore moins arrivés à Preston avant la nuit. Et si j'étais bloqué là, dans cette forêt, je n'allais pas survivre longtemps. Je ne pouvais pas mourir comme ça! Pas à cause d'un accident si bête. Foutu professeur. Je suis sûr qu'il était dans les parages. Il ne viendrait pas m'aider bien sûr, ça serait trop facile. Mon dos me tiraillait également de douleur. Moins que ma cheville, mais le mal était présent. Je sentais également un filet de sang parcourir mon visage, prenant sûrement racine à mon arcade. Je devais être couvert de bleu, mais il valait mieux remercier le ciel que je sois encore en vie. De nos jours, un rien ne peut nous coûter la vie.

Qu'il s'agisse d'une entorse, d'une foulure ou qu'elle soit cassée, dans tous les cas, je devais resserrer ma chaussure. Je tirais sur mes lacets, les serrant au maximum. Je devais trouver un endroit à l’abri pour pouvoir vérifier son état. Ici, c'était bien trop dangereux. M'appuyant sur le arbre, je tentais de me relever. J'avais mal. Extrêmement mal. Mais je devais avancer. Que dis-je, je devais boiter jusqu'à un lieu sûr. Surtout que mes cris et ma chute avaient dû attirer du monde: animaux ou morts, je préférais ne pas le savoir. Les deux étaient autant dangereux. Nous étions inférieurs face à la nature. Selon le mythe de Prométhée, nous étions destinés à mourir face aux autres, ce n'est que par le sacrifice de ce dernier que nous avons développé une forme aigu de culture. Mais sans nos armes, sans quelqu'un pour nous défendre, nous n'étions guère plus fort qu'un asticot. Encore, nous avions bien de la chance d'être aux États-Unis, ici au moins, trouver des armes n'était pas bien difficile. Mais cela ne changeait rien. Ce monde, le monde dans lequel nous vivions à présent, il était hostile. Hostile à toutes formes de vie. Les morts et les animaux étaient un danger pour nous, mais les morts et les saisons étaient un danger pour les animaux, etc. Personne n'était à l’abri. J'en venais presque à m'en vouloir d'ôter la vie à une bête. Était-elle réellement fautive? Elle essayait juste de survivre, comme nous. 

Un hurlement de loup se fit entendre au loin. Un hurlement qui signait mon arrêt de mort. Avec ma cheville dans cet état, il était impossible que je puisse les distancer, même monter dans un arbre allait être impossible. Et bien entendu, il n'y avait nulle part où s'abriter. Dieu que je priais pour que les loups ne viennent pas en ma direction. Cette journée ne pouvait pas être pire. J'essayais de tirer mon arme de ma ceinture. Je devais être capable de me battre pour ma vie.
Des craquements et des bruits de pas dans la neige se firent entendre. Quelques choses arrivaient vers moi. J’espérais secrètement qu'il s'agissait d'un petit écureuil inoffensif. Au moins j'aurais eu de quoi me mettre quelques choses sous la dent. Mais il n'en'était rien. Les pas étaient beaucoup trop lourd, beaucoup très régulier. Je braquais l'arme dans la direction de la chose, m'appuyant sur un arbre. Mon équilibre était mauvais, mais si je tirais, je ne raterais pas....


 
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ఊ Clan Mercer ఊ

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Lovela Hinckley

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MessageSujet: Re: And all the roads we have to walk are winding Mer 1 Fév - 11:14

     

Achille R. Winckler ♦ Lovela Hinckley

And all the roads we have to walk are winding
J
e ne suis pas morte !  Mais seulement frigorifier ! C'est ce que je n'arrête pas de crier dans mon esprit pendant que ceux de mon clan s'éloignent doucement de mon corps.

C'était le risque à encourir quand j'ai suivi ma sœur pour m'installer dans ce clan. Contrairement à ce que tout le monde croit, là-bas, c'est chacun pour soi et si tu tombes, tu devras te relever tout seul. Enfin, cela n'a pas toujours été ainsi. J'ai quelques amis et notamment ma sœur qui me soutient et qui est là pour moi. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Dire qu'il y a quelques heures à peine, j'ai quitté ma sœur en lui disant que tout ira bien. Cependant, j'avais oublié que la maladresse me poursuit souvent. J'aurais dû dire quelque chose quand ils ont quitté le chemin pour couper à travers le lac gelé. Tout le monde doit savoir que c'est un endroit dangereux, que la glace peut rompre à tout moment même si elle paraît si solide à la surface. Je suis bien placé pour le savoir, j'ai failli me noyer un jour quand j'étais petite. Un souvenir qui me hante souvent avec pleins d'autres. J'avance pourtant prudemment, minimisant chacun de mes pas pour ne pas commettre l'irréparable. Mais personne n'est à l'abri de ce que le destin a décidé pour vous et je dois bien admettre que ces derniers temps, il adore jouer avec vos émotions. Tantôt, il vous fait peur et ensuite, il vous surprend ! C'est ce qui m'est arrivé, il y a longtemps ! À croire que c'est marrant ! Pour ma part, je ne trouve pas ça très amusant, encore moins rassurant.


J'avance à pas de velours sur le lac gelé, doucement, je sens la glace craquer sous mes pieds, il faut faire vite d'ici quelques minutes, il n'y aura plus de glace ! J'essaye d'accélérer le pas, d'aller plus vite, mais ce n'est pas facile quand nous ne possédons pas les chaussures adéquates et encore moins quand on ne vous aide pas. Je me sens glisser, doucement la glace disparaît pour laisser place à son eau froide, très froide. Je me sens m'enfoncer dans cette froideur, je nage comme je peux. Même si je suis la plus douée dans ce domaine, personne n'est capable de se battre dans un lac glacé, j'ai mes muscles qui s'engourdissent, j'ai peur ! Une horrible crainte vient de me prendre, je ne veux pas mourir ! Même si je suis la plus douée dans ce domaine, personne n'est capable de se battre dans un lac glacé, j'ai mes muscles qui s'engourdissent, j'ai peur ! J'avance doucement vers le bord, je ne sais pas combien de temps j'ai mis pour arrivée jusque-là ! J'ai l'impression que cela m'a prise une éternité. Je me bats pour sortir de son emprise et doucement avec une telle lenteur, j'arrive à me traîner sur le sol froid et un lit de neige. J'ai froid, je suis complément tremper, presque paralysé par le froid. Bien que je ne sois pas médecin, je sais que je dois bouger, surtout ne pas rester sur place et retirer ses vêtements mouillés si je ne veux pas me retrouver raide ! Encore et toujours, un combat a mené. J'ai l'impression d'être lourde, comme si je pesais une tonne. Cependant, même si j'éprouve beaucoup de mal. Il faut que j'agisse, que je bouge. Avec la force du désespoir, j'arrive à me lever et trébucher aussitôt. Cela dure pas mal de temps, je me lève, retombe ! Je ne sais pas où je trouve cette force qui me pousse à avancer ! Plus le temps passe et plus je ressemble à une brique de glace. J'ai de plus en plus de mal à avancer. Il faut que je trouve un endroit pour me réfugier, un endroit où brûler du bois, si toutefois, j'ai encore la force d'en trouver ! Pour couronner le tout, j'entends des hurlements de Loup ! Géniale, comme si cela ne suffisait pas de ressembler à un glaçon, presque être dans l'incapacité de bouger. Si j'étais toi cris-je dans mon esprit pourquoi ne pas ajouter une avalanche tant que t'y est, ainsi, je serais encore un peu plus dans la moise. Fort, heureusement que je ne le souhaite pas, avec la chance que j'ai, le destin serait bien capable de me faire ce joli cadeau rien que pour ses beaux yeux. Enfin, si on peut appeler cela un cadeau.

J'imagine déjà la tête de ma sœur quand elle verra les hommes arrivés sans sa sœur, ils risquent de s'en prendre plein la figure, les pauvres, je l'ai plaint déjà. Seulement, je ne serais pas là pour le voir et mieux faut pour le moment penser à ce qui risque de m'arriver au lieu de pensée aux autres encore une fois.

Au bout de je ne sais combien de temps, j'ai réussi à trouver une petite caverne. Je peux au moins déjà déposer mon sac, ainsi que tout son contenu complément mouillé. Je m'adosse à une petite pierre quelques minutes, le temps de reprendre un peu mon souffle. Je suis complément geler, engourdi presque incapable de faire un geste. Je porte mes mains à mes lèvres avec une telle lenteur que je me demande si vraiment, je bouge. Je souffle doucement sur mes mains presque devenues bleues à cause de mon plongeon dans le lac. C'est incroyable et presque inimaginable que je sois encore en vie. N'importe qui aurait péri ! Peut-être est-ce à cause de l'amour que je porte à ma sœur qui m'a permis de me maintenir ainsi en vie, enfin pour le moment en tout cas. Parce que si je ne trouve pas de quoi me réchauffer, je risque de ne pas passer pas la nuit et au temps alors se tirer une balle dans la tête si cela devait m'arriver ! Pour l'instant, je n'en suis pas encore là et puis je n'ai même pas de flingue pour me flinguer si cela devait se trouver être utile de le faire parce que je refuse de devenir un cadavre ambulant.

Je tremble de partout, mes vêtements son complément durcir par le froid ! Il me reste plus qu'a les retirer ! Ce n'est pas croyable, jamais j'aurais pu imaginer qu'un jour, je sois obligé de me déshabiller pour ma propre survie. Mais avant, il faut que je fasse encore des efforts, je dois trouver du bois pour pouvoir faire un feu et si possible sec, sinon cela ne servirait à rien. Prenant sur moi, je sors de mon refuge avec le peu de force qu'il me reste. C'est fou que le désespoir peu parfois, vous poussiez à faire et surtout vous donnez une telle force... Enfin est-ce vraiment le désespoir qui me pousse ainsi ou est-ce autre chose ? Va savoir ! Je n'ai pas vraiment le temps de pensée à cela, je dois juste faire ce qu'il faut pour ne pas crever ! C'est tout !

Quelques minutes plus tard, un peu plus actif que je l'étais tout à l'heure, j'entre dans cette caverne et y dépose en plein milieu de celle-ci, les brindilles et morceaux de bois que j'ai pu trouver ! Reste plus qu'à me souvenir comment allumer un feu. Si je rappelle bien, c'est possible de le faire avec des pierres, des silex si je me souviens bien. Pendant un petit instant, j'ai l'impression de me revoir enfant quand ils nous arrivaient de camper en familles. J'essaye de me souvenir des conseils de mon père, de mon frère, C'est si loin pourtant le temps de l'innocence. Le temps où je gambadais dans les bois sans avoir besoin de ressentir de la peur, de la solitude. Tout cela me manque tellement ! Parfois, j'aimerais revenir en arrière, remonter le temps et réparer certaines de mes erreurs. Seulement, je sais très bien que c'est impossible et que je n'ai que le droit de continuer à me battre pour survivre, pour ne pas faire en sorte de gâcher la chance que l'on m'a donnée. Je n'ai pas le droit de faire souffrir ma sœur, je n'ai donc pas d'autre choix que de faire tout ce que je peux pour rester en vie !

Me voilà à nouveau hors de mon abri, cette fois-ci, c'est pour chercher des silex, je finis par en trouver, juste tout près de la grotte. Je finis par en trouver, juste tout près de la grotte. Quelque temps plus tard, le feu apparaît enfin. J'en suis ravie, heureuse comme pas deux. Je n'ai pas vraiment de mot pour exprimer ce que j'éprouve à ce moment-là ! Je peux enfin me réchauffer, par contre j'ai oublié un petit truc ! Si je dois me déshabiller pour sécher mon linge, que vais-je porter en attendant ? Parce que je me vois mal me promener nu comme un ver dans cet endroit ! Me reste plus qu'a trouvé quelque feuillage qui pourrait me servir de couverture en attendant. Vous n'imaginez même pas la joie que j'éprouve pour les scénarios que j'inventais autrefois et dont beaucoup de personnes me disaient que c'était n'importe quoi. Certes, mais utiles à l'heure actuelle, très utile même. En y réfléchissant, c'est le monde fictif dans lequel je pouvais vivre parfois qui me permet de me sentir vivante. Qui aurait pu croire que tout ce que j'ai pu écrire puisse me servir réellement un jour ? Même moi, je n'y crois toujours pas et c'est pourtant bien réel.

Je ne sais plus combien de fois, je fais des vas et viens entre la caverne et la forêt. Maintenant, je peux enfin me reposer, me réchauffer. Mes vêtements sont éparpillés un peu partout sur les briques de mon refuge, de jolie flamme dansent et réchauffe mon corps engourdi par le froid. Je donnerais n'importe quoi pour ressentir un peu de chaleur humaine. Je me sens si seul d'un seul coup.

Ce soir, je ne dormirais pas ! C'est trop dangereux. Je peux cependant me reposer un peu. La nourriture se fait si rare, je meurs de faim malgré le fait que je ne rien à me mettre sous la dent, je reprends doucement des forces et je sais que la nuit sera longue, très longue. Encore, une fois, je n'ai pas le droit d'abandonner. Pour ne pas succomber au sommeil qui m'envahit, je me mets à fixer les flammes qui dansent entre elles. On dirait une valse, elle est si chaleureuse et parfois dangereuse. Au moins, même si je suis seul, je peux m'estimer d'être encore parmi les vivants. Je continue à me battre et tout cela parce que je veux que ma sœur soit fière de moi ! Qu'elle ne ressente surtout pas ma perte. Néanmoins étant sœur jumelle, elle ressent malheureusement ma peur, ma souffrance, ma solitude parce que nous avons toujours partagé ces choses-là !

L'aube se dessine doucement sur le bord des roches de ma cachette, je me lève doucement, reprends mes habits enfin secs. Les enfile, rangent mes affaires dans mon sac et reprennent la route sans oublier d'avoir éteinte la feu au passage.

Mon estomac crie famine, mais cela n'a pas d'importance ! Il faut juste que je trouve mon chemin pour rentrer. Avec un peu de chance, je trouve bien un petit truc à me mettre sur la dent. Je continue donc ma route sans vraiment savoir si je suis dans la bonne direction tout se ressemble ici, c'est dur de se retrouver ! Marchant dans cette neige où à chaque pas mes pieds s'enfoncent. À croire que je n'avais pas assez avec un bain glacial, maintenant, c'est un bain de neige qu'elle veut m'offrir, mais cela ne m'empêche pas de continuer et puis je n'ai rien d'autre à faire.

Pendant que je m'enfonce sur la route, j'entends au loin un cri ! Il me paralyse sur place un instant. Le temps de reprendre le dessus sur ma peur et me voilà repartie. Le hurlement était celui d'un homme, j'en étais presque certaine et un homme qui avait dû se faire mal. En d'autre circonstances, j'aurais fui dans une autre direction. Trop heureuse, d'avoir entendu se bruit, je me dirige vers celui-ci. Je ne sais pas vraiment si je vais tomber sur une bonne personne. Pour le moment, tout ce qui compte, c'est que je ne me trouverais au moins plus seul et puis d'une certaine façon, je pourrais lui apporter mon aide ! J'ai toujours aimé aider les gens et le fait de secourir quelqu'un me fera oublier la faim qui me tiraille. J'avance lentement vers ce bruit ! Puis, c'est un autre hurlement que j'entends, celui d'un animal ! Un loup pour être exacte. Je n'ai plus de temps à perdre, il faut que j'aille l'aider, il s'est peut-être blésse et risque de servir de repas à cette bête. Le fait d'avoir cette simple pensée, cela me donne d'une certaine façon des ailes et me voilà à foncer presque tête baiser vers le danger.

C'est ainsi que je me retrouve nez à nez avec une arme braquée sur mon être. Je stoppe net mon élan et reste un petit temps sur place sans bouger, ne sachant que dire. Je regarde cette arme pointer dans ma direction. Pendant quelque seconde, une pensée me traverse l'esprit *" ha, non, je n'ai pas survit à un plongeon dans un lac glacial pour mourir bêtement comme ça ! Hors de question. "*. J'ouvre doucement la bouche, l'air chaud de mon corps s'en échappe lentement et dans la buer que laisse échappée ma voix, j'arrive juste à dire tout en levant les mains bien hautes pour lui faire comprendre que je ne veux pas lui faire du mal.

"Ne me tuez pas s'il vous plaît..."



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Achille R. Winckler

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MessageSujet: Re: And all the roads we have to walk are winding Dim 5 Fév - 0:19



And all the roads we have to walk are winding
La neige s'était mise à tomber. D'abord flocon par flocon, puis rapidement le vent s'en mêla. La visibilité se faisait plus mauvaise qu'elle ne l'était déjà. Un véritable tableau de Turner s'épanouissait sous mes yeux. Une rage violente dans les mouvements indécis que la neige prenait. Une nature qui reprend ses droits dans un monde où l'homme l'avait considérablement épuisé. Certes il s'agissait d'une vision surprenante et agréable, mais le torrent de neige m'empêchait de viser correctement. La nature belle et dangereuse. Ça avait toujours été le cas. Comment ne pas penser aux roses, si pure mais si piquante, aux serpents majestueux mais venimeux ou à n'importe quelles plantes attirantes qui se trouvent être toxique? C'était sûrement les premiers messages d'une longue série. Nous n'étions plus les bienvenues sur terre depuis longtemps. Les Amérindiens avaient compris ça, ils nous avaient prévenus, qu'en fâchant les dieux à force d'épuiser la terre et de maltraiter toutes formes de vie, nous allions droit à notre perte. Mais l'homme est idiot et incorrigible, bourré de défauts et surtout avec une énorme défaillance narcissique. Si on avait douté de nos actes ne serait-ce qu'une seconde, pas sous forme de religion mais sur le fait que nous ne pouvions plus pousser le monde à bout de la sorte, peut-être alors n'en serions-nous pas là aujourd'hui. Mais notre incapacité à nous remettre en question nous avait mené droit vers un mur. Un mur de mort et d'épidémie

Les pas se rapprochèrent, s'accélèrent, finissant par dessiner une silhouette à peine visible entre les arbres. Un mort ou un vivant? Allais-je tout simplement mourir, dévorer par un monstre, seul dans la forêt? Même si je l’abattais lui, un autre viendrait, puis cela serait autour des loups. C'était un cercle vicieux. Le bruit allait en attirer d'autres et j'allais mourir, si je ne faisais rien, j'allais mourir. Ce destin funeste semblait se rapprochait de plus en plus. Et je n'allais pas avoir assez de balles pour tout le monde. C'était bête, tellement bête. Quelques kilomètres de plus et j'étais à Preston, j'aurais pu avoir des armes et des munitions à une armurerie, si seulement j'avais faits quelques kilomètres de plus, ma situation aurait été totalement différente. C'est dingue, la vie était à présent régie par de simples écarts. Chaque choix que l'on faisait, chaque chemin que l'ont emprunté, ça n'avait l'air de rien, mais l'impact était énorme. C'était comme jouer à la roulette russe avec un automatique, en espérant qu'il s'enraille.

La silhouette se rapprochait, j'étais toujours appuyé contre l'arbre. Mon anorak démontré une nouvelle fois son inutilité. Il avait vécu trop d'hiver. Il me protégeait à peine des flocons et rapidement le vent parvint à entrer entre les mailles de mes gants. Mes doigts se geler. La liaison entre le vent et la neige semblait tout figée en un instant. Mon cœur ralentissait pour se protéger du froid, les flocons semblaient être suspendus dans les airs comme des mobiles pour enfants. La nature environnante semblait tellement calme qu'elle semblait morte. De fins flocons vinrent recouvrir partiellement mes vêtements. J'étais en train de disparaître petit à petit dans le paysage. Dans un bon film, ce plan aurait annoncé de manière subtile la mort proche d'un personnage, le laissant s'effacer du monde. Peut-être était-ce en train de m'arriver. Un silence de mort régnait sur les lieux, il n'y avait que les bruits de pas dans la neige et ma respiration qui faisait affront à ce moment paisible. J'étais stressé, qui ne l'aurait pas été. Tommy sûrement. Il avait ce don de toujours relativiser les choses. Rien n'était jamais grave car Dieu avait créé un monde de solution. Qu'aurait-il fait à ce moment-là, s'il avait été à ma place? Comment aurait-il réagi?


«- Ce n'est pas Tommy qui est à ta place, c'est toi. Comment toi vas-tu réagir?»

Le professeur Schulz était réapparu, entre les arbres. Toujours les mêmes vêtements, toujours le même air teigneux et fatigué. Il ne manquait pas d'air. Partir quand j'avais besoin de lui et réapparaître pour me voir lutter contre mon destin. C'était bien une habitude de psy: observer, noter, pour mieux nous rabâcher ce que nous savions déjà. Je savais que Tommy n'était plus là, je savais qu'il ne reviendrait jamais. Ni lui, ni aucun autre. J'allais répliquer mais il disparu, s'évaporant dans une tornade de neige qui lassa place à la silhouette, devenu une femme. Cette dernière levée les bras, les traits de son visage tirée, apeurés. Je la tenais en joue. Elle était blonde, emmitouflée dans des vêtements qui paraissait humide et peu protectrice du froid hivernal qui gouvernait ici. Elle semblait frigorifiée à en jugeait par les tremblements saccadés de son corps. Elle avait dû en bavait. Peut-être plus que moi. Elle ne s'était même pas armé en approchant. Était-elle inconsciente ou juste heureuse de voir une once de civilisation dans ce monde de brutes? De nos jours, il était dangereux d'aller et venir seul, sans arme. Même moi, j'en avais toujours une dans les parages. Car même en agissant tel un médecin sans frontières, les gens n'étaient pas toujours reconnaissants…

Je me souviens encore de ce jour, une chaude journée d'été dans le Colorado. Il y avait cette famille, avec trois enfants au bord de la route. La mère était malade, gravement malade. Elle crachait ses poumons, ne pouvais plus suivre l'allure de la marche, avait de terrible sueur nocturne. Cette femme faisait peine à voir, pourtant elle gardait le sourire pour garder l'illusion auprès de ses enfants. J'avais reconnu certains symptômes d'une tuberculose. Je leur en avais parlé. La maladie était extrêmement contagieuse, elle devait s'éloigner des enfants. J'ai dormi une nuit avec eux, une seule nuit. Le lendemain, la femme s'était pendue à un des lampadaires qui définissait la route. Ils m'en avaient voulu, admis pour seul responsable du suicide de cette femme. Le père voulait se venger, il avait sorti son fusil et m'avait tout simplement tirédans l'épaule. La douleur avait été insoutenable et j'avais eu de la chance de m'en sortir vivant, j'avais couru des jours entiers pour trouver un lieu sûr où me retirer cette foutue balle. Mais j'en avais tiré une bonne conclusion, toujours se méfier des gens.

« Ne me tuez pas s'il vous plaît...»

Avais-je l'air en si mauvais point que cela? Avais-je l'air d'un brigand ou d'un sauvage? Moi qui pensais attirer la confiance chez les gens, je m'en prenais une en pleine poire. Au fond, c'était tout à fait compréhensible. Dans ce monde, les morts et les animaux n'étaient pas les seules choses à craindre. Parfois, les vivants étaient bien plus cruels. Combien de fois ai-je aidé des innocents, laissez pour mort par un groupe sans foi ni loi ne cherchant qu'à satisfaire leur propre existence. L'humanité, elle avait été perdu depuis longtemps. Je ne m'étais jamais attendu à ce que tout d'un coup, tout le monde se met à tendre la main à son prochain, mais j'aurais aimé plus. J'aurai aimé que les hommes s'entre aides, pas s'entre tue. Mais il y avait toujours eu un fossé entre moi et le monde. Un fossé que je me désole de voir se creuser chaque jour un peu plus. Comment-en étions-nousarrivés là? Comment avions-nous pu nous laisser tomber à ce point?
Je baissai mon arme et la remis à ma ceinture. Je devais rassurer cette pauvre femme. Après tout, j'avais besoin d'aide pour me sortir de ce pétrin et elle était là. 


« Je ne vais rien te faire. Je ne suis pas de ce genre-là.»

Voulant me redresser pour faire bonne figure, j'appuyais sur mon pied. La douleur parcourut intensément mon corps. Ça faisait un mal de chien. Je grimaçais, essayant de contenir autant que je le pouvais cette douleur aiguë qui me saisissait à chaque instant. 
 
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Lovela Hinckley

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MessageSujet: Re: And all the roads we have to walk are winding Dim 19 Fév - 14:17

     

Achille R. Winckler ♦ Lovela Hinckley

And all the roads we have to walk are winding
J
étais encore en vie, mon corps entier était encore tout engourdi par le bain glacial qui avait bien failli me tuer. J'avais encore du mal à imaginer que j'étais bel et bien là ! Certes glacer, mes mouvements étaient si lents, mes mains donnaient l'impression d'être paralysées, j'étais incapable de les utiliser pour me défendre. C'était peut-être ce qui expliquait que j'avais laissé mon épée à sa place accrochée à l'arrière de mon sac. J'avais si mal aux doigts que c'était certainement un miracle que je les avait encore. J'avais passé la nuit sans dormir et le sommeil me ralentissaient dans mes mouvements. Me donnant cette impression qu'a chacun de mes pas, mon corps pesait une tonne. J'avais entendu un cri et j'avais foncé dans sa direction me disant que c'était certainement quelqu'un qui avait besoin d'aide et puis la solitude ne me plaisait pas du tout et je devais bien admettre que dans mon état j'étais incapable de me protéger. À deux, ce serait peut-être plus facile. Je n'avais pas imaginé me retrouver avec un flingue sous le nez. Pas la force de me battre, j'avais simplement lever les bras tout en le suppliant de ne pas me tué. Certes, c'était idiot mais j'étais si fatigué que j'étais trop las de faire quoi que ce soit d'autre. Fort heureusement pour moi, l'homme en question ne paraissait pas me vouloir de mal. J'avais cependant toujours cette méfiance envers eux, eux, les hommes. J'avais beau me dire qu'ils n'étaient pas tous pareils, dans mon âme cette méfiance était toujours bien présente.

Immobile face à lui, je n'avais pas bougé, j'étais resté planté là comme un automate, laissant tombait mes bras si lourd le long de mon corps quand il baissa son arme tout en me disant :

« Je ne vais rien te faire. Je ne suis pas de ce genre-là.»

J'observais en silence, le moindre de ses gestes, c'est là que je remarquai qu'il était aussi mal que moi. J'avais porté mes yeux à ses mouvements, je le fis alors se pencher avant de bien se positionner certainement. Ce n'est là qu'au moment même où son pied toucha le sol qu'il se mit à grimacer de douleur. Je connaissais ses signes. Le pauvre, il devait souffrir de le matir. Sans rien demander de plus, je m'approchai de lui avec une telle vitesse que je n'avais moi-même rien compris à ce que je m'apprêtais à faire. J'avais proposé mon épaule comme soutien pour l'aider à marcher tout en lui proposant en même temps de ma voie la plus douce

"Prenez appui sur moi, je vais vous aider à marcher...je connais un endroit où vous pourriez vous soigner sans être en danger

Je n'avais pas attendu qu'il me réponde, j'avais juste suivi mon instinct et doucement avec le peu de force qu'il me restait, je vis demi-tour et le guida avec l'aide mon épaule jusqu'à la petite grotte où je venais de passer la nuit. Je le conduisis jusqu'au fond de celle-ci et l'aidai doucement sans gestes brusques à l'aider à s'assoir sur une des roches qui pouvaient très bien servir de chaise de fortune. Je m'éloignai doucement de lui après avoir vérifié qu'il était bien installé et repris la parole.

"L'entrée est bien cachée, ce qui veut dire qu'on peut rester un petit temps ici, le temps de guérir vos blessures Je me tu un petit instant, me rendant compte que je venais d'aider un étranger, qu'il aurait pu me vouloir du mal. Cependant quelque chose me disait que ce n'était pas le cas. C'est vrai, il aurait pu très bien me tiré dessus tout à l'heure et il ne l'a pas fait! Preuve qu'il mérite m'a confiance, même si elle sera dure à donner. Il reste cependant, une personne qui a besoin d'aide et surtout de soin et il se trouve que c'est un de mes points fort, aider les autres. Pour les soins c'est tout autre chose, certes je suis capable de soigner une petite blessure, de faire un bandage tant que cela reste dans la possibilité de mes capacités parce que je ne suis hélas pas infirmière et encore moins médecin. Avec le temps, j'ai appris que parfois le fait de juste être là, montré qu'on veux aider peut soulager certains mots. Seulement, je ne pense pas que son pied se soignera tout seul ! Je m'approche donc de lui avec une telle douceur que j'en suis surprise moi-même.

"J'allumerais un feu tout a l'heure, mais pour le moment c'est important de voir dans quel état se trouve votre pied..." levant mon visage vers le sien, un petit sourire sur les lèvres. "Me permettez-vous d'y jeter un œil ? je vous promets de faire le moins mal possible . " Toujours surprise par ma réaction, j'essayais de chasser cette crainte qui me mettait mal à l'aise face à cet homme. Même si j'avais peur, cette envie de lui venir en aide était la plus forte et doucement je sentais la peur disparaître. Je plongeai ainsi mon regard vert dans ses iris et attendant ainsi qu'il veille bien m'autorisé à l'aider. Le plus étrange c'est que je n'avais pas une seule seconde fait attention au tremblement de mon corps.



GleekOut!
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