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Double the Trouble (Gab & Cecy)

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ఊ Clan Mercer ఊ

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Gabriel O'Sullivan

Messages : 231
Groupe : Clan Mercer
Ancien Job : Atèle Olympique

MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Dim 4 Déc - 3:51




Double the Trouble
Feat: Gab & Cécy


« Alors la petite sœur, yn eich breuddwydion … » Je poussai un soupir et m’avançai vers la boutique où se trouvaient les restes des hommes.

« Dans ton état tu rentres et tu repartiras quand tu seras sur deux pattes. » dis-je, constatant qu’il ne restait plus grand-chose d’eux.

« Tu peux marcher ? » lui demandai-je finalement en me détournant de la boutique.

N’attendant pas plus d’informations, je m’avançai vers elle et récupérai les deux sacs que j’ajoutai sur mon dos.

« Commençons pas rejoindre le port, on en est plus proche et pourra rejoindre le camp avec un rafiot à voile et pêcher »

Mon humeur ne semblait pas s’adoucir depuis ma rencontre avec Fay, et le fait de la trouver blessée n’aidait pas à me rendre plus d’entrain. C’est donc sans desserrer les mâchoires que je me mis en marche. Mon arc en main, je passai devant pour assurer les affrontements directs, lui laissant la place de guetteuse, plus encline à son état physique du moment.

Après plusieurs mètres je me stoppai, la dévisageant.

« Sérieusement, pourquoi rester à ton poste si tu t’emmerde ? Demande à changer, ou alors tu préfères qu’on quitte le clan ? Va falloir à un moment que tu t’expliques car je ne vais pas passer ma vie à te courir… » Marquant un temps je me détournais et me remis en marche.

« A moins que tu ne préfères qu’on se sépare toi et moi, nos parents l’on déjà eu fait pour nous et si je me rappelle bien, cela m’a mieux réussi qu’à toi. »

Sans ralentir le pas je bandai mon arc, visant un zombie à plusieurs mètres devant nous et le touchant droit dans l’œil, le faisant s’écrouler lamentablement sur le trottoir, ne hâtant pas le pas pour le rejoindre, attendant le moment d’arriver à son niveau pour récupérer mon projectile.

« Cecy, sérieusement, à un moment faudra que tu cesses de chasser des fantômes trop lointains et accepte ce qui nous tombe dessus ou alors l’un de nous y laissera sa peau et je ne suis pas sûr que ce sera toi. » dis-je en me détournant du zombie qui s’avançait vers moi et me plaçant pile dans la trajectoire pour la contrer dans sa visée.« Tu rentres ou je ne bouge pas de là et en fini de suite avec ces conneries ? »


@J


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ఊ Clan Mercer ఊ

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Cecily S. O'Sullivan

Messages : 200
Groupe : Mercer
Ancien Job : Journaliste

MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Mar 6 Déc - 3:23



Double the Trouble
The O'Sullivan Twins

Gabriel était têtu. J’étais têtue. Autrement dit, avec deux têtes de bois pareilles, nous n’étions pas quitte de trouver un terrain d’entente. Il voulait que je rentre, je voulais rester à jouer les sauvages de forêts, et nous étions l’un comme l’autre déterminé à camper sur nos positions respectives. Ajoutez à ça son évidente mauvaise humeur et mon jumeau en était arrivé à me donner envie de lui coller des claques, juste par plaisir. Après avoir été jeter un œil à l’intérieur de la boutique, il revint s’emparer de nos deux sacs avant de s’éloigner sans même attendre de savoir si je pouvais ou non marcher. Je pouvais. En avais-je envie ? Absolument pas ! Et ce n’était pas son projet de partie de pèche qui allait me faire changer d’avis – même si j’avoue, je commençais à sérieusement avoir la dalle.

Je ne rentrerai pas, Gab’ lançai-je, restant plantée là. Je croisais mes bras sur ma poitrine pour appuyer mes dires, le regardant s’éloigner avec mon sac sur le dos. Il fini par s’arrêter de lui-même pour me faire face. Affichant ma tête des mauvais jours, je le regardai sans un mot débiter son petit monologue, pour le moment pas décidée à décrocher un mot, aussi bavarde que je puisse être quand je m’y mettais. Il faut dire qu’avec un frère aimable comme une porte de prison, je compensais parfois en faisant la conversation pour deux. A moins que tu ne préfères qu’on se sépare toi et moi, nos parents l’on déjà eu fait pour nous et si je me rappelle bien, cela m’a mieux réussi qu’à toi, conclu-t-il tout en tournant les talons à nouveau. S’il voyait là une bonne stratégie pour me décider à le suivre, il se collait le doigt dans l’œil.

Bah barre-toi, qu’est-ce que tu veux que je te dise ? raillai-je d’un air mauvais, puisque tu t’en sors si bien sans moi, débarrasse-toi de ton boulet. Il est vrai que quand nos parents s’étaient mis en tête de nous séparer, nous trouvant trop proches pour notre bien, je n’avais pas spécialement apprécié la blague et je ne m’étais pas gênée pour le leur faire comprendre. Ces années n’avaient été ni les plus heureuses, ni les plus glorieuses de ma vie. Pendant ce temps, monsieur descendit un zombie se trouvant à plusieurs mètres de là, qui s’écroula quand la flèche alla se loger droit dans son orbite, transperçant son cerveau décrépi. Un autre approchait, mais ne semblait pas inquiéter Gabriel outre mesure alors qu’il se dirigeait vers celui qu’il venait d’achever pour récupérer sa flèche. Après une nouvelle tirade, je le vis délibérément se placer sur le chemin du second zombie qui approchait lentement mais sûrement vers Gabriel, attiré par la perspective d’un bon repas. Qui le lui aurait reproché ? Premièrement, il y avait de quoi manger sur cette bestiole et deuxièmement, il y avait des jours où – comme aujourd’hui – il me cassait tellement les pieds que je tuerais moi-même si je ne tenais pas autant à lui. Tu rentres ou je ne bouge pas de là et en fini de suite avec ces conneries ?

Traduction : tu fais ce que je te dis où je laisse Mister Zonzon me croquer la couenne.

Serait-il capable d’aller jusqu’au bout ? Je n’étais pas prête à prendre ce pari. Je pestai intérieurement quelques secondes mais face au zombie qui commençait à être dangereusement proche de ma tête de lard de jumeau, je fini par me décider à bouger. Grognant, pestant, jurant et tout autres verbes du genre, je me mis à courir dans sa direction. Dès les premières enjambées, la douleur de ma cuisse blessée se raviva de plus belle mais je l’ignorais, serrant les dents. J’armai mon arc tout en m’avançant vers lui et me chargeais du cas du zombie dès que la silhouette de mon grand débile de frère ne fut plus dans le passage.  Ma flèche à peine relâchée, ne doutant pas une seconde qu’elle trouverait sa cible, je me dirigeai à grandes enjambées vers Gabriel, le fusillant du regard. Arrivée à sa hauteur, j’abandonnai mon arc qui tomba sur le sol et ne m’empêchais de lui collais ma main dans la figure qu’en le poussant/frappant aussi fort que possible sur le torse à plusieurs reprise, ponctuant chacun de mes gestes d’une nouvelle insulte. Imbécile ! T’es vraiment un crétin fini ! Abruti ! Espèce de stupide idiot ! Con comme la lune que tu es ! pestai-je. Me fais plus jamais ce genre de coup, t’as compris ? Jamais ! Ou tu auras le plaisir de me voir subir le même sort avant de crever comme le pauvre con que tu es ! Et comme ça, on sera comme deux crétins de jumeaux zombies, à grogner en Gallois comme des abrutis à travers Seattle, bien en chœur.

J’avais survécu à beaucoup de choses. Nous avions tous les deux survécu à beaucoup de choses ces trois dernières années. Peut être que je survivrais à sa mort, si cela devait arriver. Je m’y efforcerais en tout cas, il ne voudrait pas plus me voir baisser les bras que je ne voudrais le voir abandonner. Mais se faire bouffer volontairement par ces saloperies seulement pour me forcer à faire ce que môsieur avait décidé ? Certainement pas !

Qu’est-ce qu’il faut que je te dise pour que ça te rentre dans le citron ? Je veux pas rentrer à Mercer. J’ai pas envie, je m’emmerde comme un rat mort et changer de poste n’y changera RIEN DU TOUT ! Ouais je veux rentrer, je veux rentrer à la maison, chez nous, perdue au Pays de Galles. Et avant que tu l’ouvres, JE SAIS, c’est pas possible. Alors je suis désolée. Désolée d’être humaine, désolée de pas être devenue un putain de robot Mercer, une espèce de sauvage sans sentiment. T’as autant de compassion que ces foutus zombies qui nous pourrissent la vie depuis trois ans. Désolée de pas avoir prévu que ma vie tournerait en un putain de bordel sans nom. Que le fait que nos parents, toute notre famille, nos amis soient surement en train de zoner à l’autre bout du monde me perturbe un peu plus que toi.  Tu crois quoi, que ça me fait plaisir de m’imaginer sans arrêt comment ils sont morts ? De les voir toutes les nuits, de te voir toutes les nuits la tronche décomposée ? Je suis peut être tordue à mes heures, mais je ne suis pas maso à ce point ! Quand je vous dis qu’il fallait que je parle pour deux. Alors lâche-moi la grappe cinq minutes, ok ? Va pêcher, rentre à Mercer et fous moi la paix.

Je tâchais toujours de faire bonne figure, ce qui ne voulait pas dire que tout allait bien. Comment tout pourrait aller bien dans un monde pareil ? J’étais une chieuse, n’avais pas ma langue dans ma poche, ne me laissais pas impressionner par grand-chose, mais j’étais plus sensible que je ne voulais bien le laisser paraître. Et à un moment, il fallait bien que ça sorte. Les yeux brillants mais aucune larme ne m’ayant échappé, je me baissai pour récupérer mon arc sur le sol avant qu’il n’ait le temps de répondre. Délaissant mon sac, je commençai à m’éloigner à grand pas mais ma jambe, le sang s’étant mis à s’écouler de plus belle face à mes dernières prouesses, protesta à nouveau et cette fois, je perdis mon appui et fini sur le cul à seulement quelques mètres. De colère je balançai mon arc, jurant dans ma langue natale avant de me prendre la tête entre les mains. J’en avais ras-le-bol. Plein le dos. C’était quand les vacances, dans une apocalypse zombie ?



© Aria
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