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Double the Trouble (Gab & Cecy)

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ఊ Clan Mercer ఊ

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Cecily S. O'Sullivan

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MessageSujet: Double the Trouble (Gab & Cecy) Lun 19 Sep - 23:58



Double the Trouble
The O'Sullivan Twins

Etant plus jeune, être éloignée de mon frère m’avait rendue totalement dingue. Toute notre vie, ça avait été Gabriel et moi contre le reste du monde, quoi qu’il arrive nous avions toujours été inséparables – en tout cas jusqu’à ce que mes parents décident de l’envoyer à l’Académie Olympique et de me coller dans une école pour filles. C’est là que j’avais pété un plomb, et si quelqu’un m’avait dit à cette époque que je me retrouverais à m’éloigner de moi-même de Gab en plein milieu d’une apocalypse zombies, je n’y aurais pas cru… Et pas qu’à cause des zombies. Pourtant, c’est toute seule comme une grande que j’avais pris cette décision.

Ces trois dernières années n’avaient pas été faciles et sincèrement, je ne sais pas si je serais toujours là à vous taper la causette si je n’avais pas eu Gabriel. Peut être serais-je déjà six pieds sous terre ou pire, peut être serais-je à moitié décomposée mais toujours occupée à arpenter l’Amérique du Nord en grognant comme une abruti avec une bande de copains morts-vivants tout aussi dégueulasses que moi. Pas que je sois une incapable, j’avais toujours été débrouillarde là n’était pas le problème, mais j’avoue que j’aurais certainement baissé les bras. Rien que le fait de ne pas savoir ce qu’il en était de mes parents, injoignables de l’autre côté du monde, me rendait folle, alors Gabriel ? J’aurais pété les plombs, j’en avais la certitude. Il y avait deux manières d’appréhender cette incertitude. On pouvait être optimiste et se dire que le monde n’avait merdé que de ce côté de l’Atlantique, que tout le monde en Europe se portait bien et menait sa vie tranquillement, s’inventer des fantaisies plus ou moins réalistes pour se rassurer. L’autre option, c’était de se triturer le cerveau durant des heures en se posant des millions de questions, en s’imaginant les pires scenarios possibles. Je devais être inconsciemment masochiste, puisque j’avais sans le vouloir vraiment choisi la seconde option, peu importe combien j’essayais de convaincre mon subconscient que tout allait bien de l’autre côté de l’Océan. La journée, je faisais bonne figure et prétendait que tout allait bien, ce qui était convaincant pour tout le monde sauf mon jumeau, évidemment, et la nuit mon esprit endormi m’inventait des films. Combien de fois avais-je imaginé la mort de mes parents, de mes amis, de Gabriel derrière mes paupières closes ? Je n’en sais rien, mais ce n’était jamais joli à voir. Conclusion : je dois avoir un esprit totalement glauque, déterminé à me rendre totalement barjo.

Je vous vois venir d’ici : si le fait d’avoir mon frère avec moi était si important à mes yeux, pourquoi je m’étais barrée comme une voleuse ? Je l’ignorais. J’ignorais beaucoup de choses ces temps-ci, mais ça doit être monnaie courante quand le monde se retourne soudainement contre vous et vous envoie en pleine poire des zombies et des animaux sauvages, tout ce petit monde bien sûr affamé de viande humaine, sinon ce n’est pas drôle. Ce que je savais, c’est comment je m’étais retrouvée les mains attachées dans le dos, une bande de quatre petits cons qui mériteraient de se faire bouffer par des zombies pour compagnons. J’avais simplement eu le malheur de quitter le couvert des bois pour rejoindre la petite ville la plus proche et faire quelques courses. La majorité des maisons et boutiques avaient déjà été dévalisées mais on ne sait jamais hein. J’étais en train de retourner les restes d’une petite boutique d’alimentation, un couteau en main pour parer à d’éventuelles mauvaises rencontres, quand ils avaient débarqué.

Pour vous épargner les détails, je ne m’étais pas laissée faire, mais je m’étais faite avoir quand même et je me retrouvais à présent amochée, attachée, assise dans le coin de ladite boutique pendant que ces quatre abrutis se faisaient un festin avec mes provisions. Vous dire que j’étais contrariée serait un euphémisme. Mes yeux envoyaient des éclairs dans leur direction – si seulement les regards pouvaient tuer, je vous jure – et discrètement, je m’attelai à maltraiter mes liens. Ces crétins n’étaient pas doués pour faire des nœuds à l’évidence parce que petit à petit, je les sentais se desserrer. Un peu de patience et j’aurais les mains libres. La suite de mon plan d’évasion ? Distraction et improvisation. Avec ces quatre crétins plus forts qu’intelligents, ça ne devrait pas être trop compliqué. Et puis, ils avaient tous la dalle depuis trois ans, ils n’étaient pas difficiles à distraire. Ca faisait vingt-huit ans que ma vie se résumait à ce combo d’enfer, j’avais l’habitude…  Même si jusqu’à il y a trois ans, ce n’était pas ma vie au sens strict du terme qui était dans la balance !


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ఊ Clan Mercer ఊ

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Gabriel O'Sullivan

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MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Dim 25 Sep - 22:11




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Ce que l’on ne sait pas ne peut nous blesser ? Ou nous déranger ? J’ai toujours pensé ainsi, comme beaucoup, sauf que voilà dans le futur, je ne suis pas certain que je continuerais à croire que ce qui m’échappe ne peut m’atteindre. La vie n’est pas un cadeau merveilleux, c’est un parcours rempli de belles rencontres, pavées d’embuches et de douleurs. Mais entre chaque tourment on peut trouver la quiétude, le réconfort dans des moments de paix plus ou moins fort. Mes moments à moi se sont variés toute ma vie, des instants pénibles à la simple paix offerte par Cécy. On a tous des secrets… Des non-dits… Des choses, qu’on ne veut ou ne peut dire… Puis il y a celles dont on ne pouvait rien dire durant des années et d’un coup, sans vraiment y penser, vous réalisez que vous avez enfin le droit d’ouvrir cette porte mais que tout cela n’a plus aucune sorte d’importance. Le monde a changé et vous a inéluctablement emporté avec lui.

Toutes ces petites valeurs qui vous tenaient, vous semblaient incontournables deviennent désuètes et plus qu’une seule chose ne compte : sauvegarder le peu que l’univers ne vous a pas encore volé. C’est-à-dire plus grand chose.

Mon arc sur l’épaule, mon carquois rempli et mon sac avec le minimum pour survivre quelques jours, j’avançai de rues en rues, guettant le coutumier poisson orange dessiné sur une simple feuille ou un carton qui notifiait le passage de Cecy dans le coin. Espèrent trouver par une quelconque providence l’unique poisson jaune qui indiquerait lui sa présence avant de se faire recouvrir de rouge à son départ. Mon regard vagabondait ainsi de vitre en mur et sur toute surface où elle aurait eu la savante idée de laisser sa marque à coup de bombe d’encre. Mais rien, que dalle, pas le moindre gribouillis si ce n’est des tags coutumiers de bidule et passé par là, machin est parti par ici et les insultes savantes d’un passé où on se voulait révolutionnaire en marquant notre mécontentement.

En inspectant les lieux, je ne pouvais m’empêcher de me questionner sur ce qu’il y avait de pire. Savoir, ignorer, comprendre ou simplement envisager qu’elle ait finalement décidé de lâcher prise ? Sauf qu’une voix ne moi aurait hurlé, m’aurait hurlé qu’il lui était arrivé quelque chose. Une voix comme celle qui me hurlait en ce moment de me bouger, de la retrouver, qu’elle avait besoin de moi et fissa. Sauf que voilà, la ville n’était pas aussi petite que celle qu’on arpentait gamins. Non, ici tout était dans la démesure, dans le tape à l’œil et bien que les trois années avaient sérieusement mis un coup à la grandeur d’antan, il n’en restait pas moins que la ville a elle seule couvrait surement les trois quarts de mon Pays de Galles natal.

J’allais me trouver un abri après la traversée d’un énième parc quand le maudit poisson jaune se présenta sous mes yeux sur la toile en fer rouillée d’une épicerie. Quelques pas de plus et je m’arrêtai net, entendant plusieurs voix masculines qui ne prenaient aucune prudence à se dissimuler et n’avaient pas même pris la peine de fermer la porte, attirant non loin quelques zombies qui se heurtaient à un amas de voiture.  

Rapidement je passai en revue la zone et décidai de rebrousser chemin pour grimper dans un chêne qui m’offrait tout vue sur l’intérieure depuis le haut du rideau rompu. Je pouvais voir ainsi voir la scène et je dû lutter pour ne pas bondir et rentrer furieux dans la boutique. Sortant mon couteau et ma lampe de poche je glissai le faisceau de lumière et tentai d’attirer le regard de ma sœur, tentant de lui indiquer ma présence dans ce qui me semblait être une éternité.

Quand enfin ses iris se plantèrent dans la lumière, j’encochai deux flèches sur mon arc et visai, attendant son signal pour transpercer sans la moindre compassion le plus proche d’elle.


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Cecily S. O'Sullivan

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MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Mer 28 Sep - 1:34



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J’avais toujours eu un don pour me mettre dans des situations rocambolesques. J’avais aussi toujours été très débrouillarde, si bien que je trouvais toujours un moyen de me sortir de mes ennuis. Enfin toujours… Presque. Dans ces cas-là, il faut juste savoir être plus malin que les autres. Les gens sont prêts à gober n’importe quelle ânerie, il fallait juste être en mesure de leur vendre de manière crédible et l’affaire était dans le sac. Alors certes, j’étais attachée, ce qui était un problème indéniable. Certes, ils étaient quatre et j’étais toute seule, autre souci non négligeable. Mais j’avais un avantage considérable sur eux : j’étais une femme. Une pauvre demoiselle en détresse, une proie facile pour ces grands gaillards en plein festin, ou en tout cas c’est ce qu’ils devaient penser. Bande de rapaces, vous n’imaginez pas le nombre de scenarios dans lesquels je leur bottais gentiment  les fesses je m’étais déjà fait dans ma tête. Il fallait être réaliste, je m’étais entraînée ces dernières années mais je n’étais pas un ninja, je ne pouvais pas franchement leur botter les fesses à tous les quatre, mais ça fait du bien de rêver. Ce que je pouvais faire par contre, c’était récupérer mon barda et mettre les voiles. En mettre un ou deux hors-jeu au passage serait  déjà un bon point et une fois que j’aurais mon arc entre les mains, alors je pourrais rééquilibrer la balance.

J’étais en pleine réflexion sur comment j’allais pouvoir me sortir de là quand un éclat attira mon attention, quelque part au-delà du rideau métallique à moitié arraché. Je quittai donc mes quatre copains des yeux, cherchant du regard la provenance de ce reflet et c’est là que je le vis. Gabriel, mon frère jumeau. Il avait dû voir bubulle le poisson, peint sur la devanture de l’épicerie, ce qui lui avait donné une idée de ma localisation. En même temps, c’était pour ça qu’ils étaient là. Je ne me vanterais pas d’être douée en dessin – parce que je ne le suis pas – mais j’avais un don pour les gribouillages débiles, humoristiques : des petits poissons, des grenouilles, des lapins…  Nous avions donc mis en place ce petit code afin que Gabriel puisse me retrouver si jamais il était à ma recherche. Comme quoi, ce petit code fonctionnait puisqu’il était là, prêt à voler à mon secours. Ce qu’il me cassait les pieds…

Je levai ostensiblement les yeux au ciel afin d’être certaine qu’il ne le louperait pas. Je savais parfaitement ce qu’il attendait. Je n’avais pas besoin de le regarder pour deviner qu’il avait déjà dû encocher une flèche à la corde de son arc, et attendait mon signal pour jouer les Robins des Bois et me débarrasser de mes nouveaux amis. S’il attendait après moi, il allait poireauter un moment. Appelez-moi têtue, bornée, obstinée et tous les synonymes du genre si ça peut vous faire plaisir, dans tous les cas j’étais bien déterminée à me sortir de là moi-même – même si je savais qu’il ne me demanderait pas mon avis pour intervenir.

Ca tombait bien d’ailleurs, j’avais réussi à desserrer mes liens suffisamment pour pouvoir libérer mes mains. J’avais les poignets en compote et ils arboraient sûrement de jolies marques mais ça, je règlerai ça plus tard. Un problème à la fois. Je n’avais plus qu’à attirer l’attention de l’un d’entre eux, afin qu’il s’approche juste assez pour pouvoir passer à l’action. Est-ce que je peux au moins avoir de l’eau ? demandai-je le plus innocemment du monde, accompagnant mes paroles d’un regard témoignant d’une crainte que je ne ressentais pas vraiment. Ils se concertèrent du regard un instant, et celui qui semblait être le chef de cette petite bande fit un signe de la tête à l’un de ses compères, celui qui semblait être le plus jeune et leur servir de larbon, qui se leva et récupéra une gourde avant de s’approcher de moi. Quant à moi, jouant les prisonnières modèles, je restais fermement appuyée à mon mur, le laissant s’approcher. Je profitais qu’il soit tout près pour lui glisser quelques mots à voix basse. Tu sais, si tu me détachais toi et moi on pourrait peut être… s’amuser un peu… lui glissai-je d’une voix suggestive, me mordillant la lèvre inférieure pour faire bonne mesure. Je vis son regard changer et profitais de sa soudaine confusion pour passer à l’action. Prenant appui sur le mur derrière moi pour mettre plus de force dans mon coup, je frappai son genou du pied, provocant au passage un craquement plus que satisfaisant.  Mes mains d’ores et déjà libérées bondirent pour se saisir du jeune homme qui basculait déjà suite à cette soudaine perte d’un appui et le temps que ses petits copains réagissent, je m’étais déjà emparée du couteau à sa ceinture et l’avais glissé devant sa gorge. Quant aux trois autres, ils pointaient déjà sur nous leurs diverses armes à feu.

Si j’étais vous je rangerais ça. Vous pourriez rater et tuer votre petit copain, ça serait dommage. En revanche, j’ai peu de chances de rater mon coup avec un couteau. Pour appuyez mes paroles, j’appuyais un peu plus fort la pointe du couteau contre la peau du jeune homme, lui arrachant un cri de douleur. Oh, et l’autre gars dehors, lui il ne rate jamais, fis-je ensuite remarquer, sachant très bien que Gabriel n’attendait que le moment où il pourrait se passer les nerfs sur ces abrutis qui avaient eu le malheur de s’en prendre à sa jumelle. Apocalypse ou pas, certaines choses ne changeaient pas. Quiconque touchait à l’un de nous deux aurait à faire face à un jumeau très en colère.



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Gabriel O'Sullivan

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MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Ven 7 Oct - 3:49




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La vie est un long chemin. Parfois certaines personnes vous y accompagnent un temps et vous portent quand une embûche vous fait tomber quelque peu, alors que d’autres placeront des barrières à tous les virages pour se défaire du poids de leur existence. Je n’ai jamais pris la vie simplement, aussi simplement que le faisait Cécy. De mon point de vue. Je ne reportais pas à demain non, je ne faisais même pas de plans sur le futur comme si pour moi, la simple idée qu’il y en ait un était simplement impossible à concevoir. Je vis le moment, au jour le jour et je tente au mieux de me détacher des autres au besoin. Je regarde le passé et complète le tableau de chaque moment le jour-même. Ainsi ce qui hier était un doute aujourd’hui sera une certitude, car un acte anodin aura simplement vendu la mèche. Pour certaines personnes, je suis trop fermé, certain voient le mal où il ne se trouve pas. Moi je m’en fiche, je fais ce qu’il faut quand il le faut, il est rare que mon instinct me trompe, et rien ne compte plus que ma jumelle.

Pour elle, je tuerais père et mère mais je me garde bien de le lui avouer aussi. Comme on me l’a souvent dit, on ne fait pas d’un âne un cheval de course, d’une allumeuse une sainte et on ne fait pas d’un malade un homme sain et d’un idiot un roi. Quand une personne démontre jour après jour qu’elle a certain vice, on ne peut pas conclure car il tente de vous démentir qu’il n’a plus ce vice. Un pécher reste une pécher, une vertu de même. Il n’est peut-être pas impossible de maquiller une guenon en princesse, mais il en reste pas moins que sous la tonne de mascara celle-ci reste une guenon. Alors oui, si une personne la veille m’a montré un visage, je sais qu’elle m’en montrera bien d’autres le jour suivant, mais paradoxalement je ne pense pas que ce cela changera pour moi de ma première idée, donc vous dire là, de suite, que la vie de ces quatre avait la moindre chance serait vous mentir.

D’ailleurs à vrai dire, mes nerfs étaient piqués au vif, à la limite du carnage. Je fixai d’un œil sombre la pièce où se trouvait ma sœur et ne loupais pas un mouvement des types qui se trouvaient là avec elle ou plutôt trop proches d’elle, si proche que quand elle fit approcher l’un d’eux, c’est au prix d’un combat intérieur affreux que je la laissais faire. Oh, n’allez pas croire que je ne la pense pas capable de se tirer de là sans mal. La preuve, elle avait trouvé elle-même la solution pour se détacher et en quelques secondes elle se trouvait face au trois autres, un couteau sagement planté sur le cou de son bourreau.

Quand elle évoqua ma présence, deux des crétins me cherchèrent du regard sans me voir. J’eus presque pitié et envie de hurler en haut bande d’ânes, mais je n’en fis une nouvelle fois rien, me disant cela ne ferait que faire venir plus vite les zombies. D’ailleurs, c’est l’arrivée de l’un d’eux non loin qui eu fin de ma patience et en quelques secondes mes deux flèches se logèrent dans le cou de l’un et dans l’épaule d’un autre. Le but, les faire hurler, les incapaciter et donner de la marge à ma sœur. En moins d’une seconde, ma troisième flèche était dans son encoche et mes yeux fixaient le type qui me détaillait, aussi visiblement décidé à ne pas se faire trouer la peau.

Sauf que je n’avais plus le temps de jouer les patients sur son tronc, les hurlements avaient activé les troupes et ma sœur était toujours dans le trou.

« Allan nawr! » hurlai-je, attirant quelques zombies sous mon arbre.


@J


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Cecily S. O'Sullivan

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MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Mar 11 Oct - 1:54



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Mes ravisseurs étaient des abrutis. Franchement, qui capture quelqu’un et ne prend pas soin de l’attacher correctement ? Fallait quand même pas être doué. Pour réussir un tant soit peu leur sale coup, ils n’avaient qu’une chose à faire correctement et même ça ils n’avaient pas été fichus d’y parvenir. On avait l’air malin maintenant tous les cinq à se regarder en chien de faïence, à attendre de voir lequel de nous prendrait le risque de bouger le premier. S’ils tentaient quoi que ce soit, ils signeraient l’arrêt de mort de leur petit copain. J’aimerais autant éviter de l’égorger comme une sauvage mais il faut ce qu’il faut et si ça me sortait de là et bien… Tant pis pour lui. Si je me débarrassais de mon bouclier humain, c’était eux qui n’allaient pas le louper. En résumé, on était donc comme des cons. Bon, l’évocation qu’un mystérieux allié au dehors eut au moins le mérite de distraire les trois autres, qui devaient se demander si je bluffais ou s’il y avait bien quelqu’un prêt à s’occuper de leur cas. Gabriel dû perdre patience car deux flèches sortirent de nulle part, transperçant la gorge de l’un et l’épaule de l’autre. Un qui ne s’en remettrait pas, deux autres qui seraient bien handicapés s’ils souhaitaient me donner la chasser, et un rescapé. Cependant, on avait dû attirer l’attention, entre les cris de celui dont j’avais brisé le genou de celui qui se retrouvait avec une flèche dans le bras. Je pouvais déjà entendre les grognements sinistres de nos voisins morts-vivants s’élever du dehors, approchant dangereusement de la boutique où j’étais encore coincée.

Allan nawr ! entendis-je alors Gabriel me crier du dehors, confirmant ce dont je me doutais déjà : les zombies approchaient, il était temps de remballer et de détaler bien gentiment si je ne voulais pas servir de diner. Je poussais donc sans ménagement mon bouclier humain au sol sans toutefois me débarrasser du couteau que je lui avais volé – il ne survivrait pas assez longtemps pour en avoir l’utilité de toute façon. Désolée, je suis attendue, m’excusai-je, me précipitant vers mes quelques possessions et surtout, vers mon arc et mon carquois, qui repris sa place sur mon dos. Il semblait que je n’étais plus la principale préoccupation du dernier membre de ce petit gang de crétin encore debout puisqu’il ne se préoccupa même pas de moi alors que je récupérais mon barda. Les grognements des zombies s’étant considérablement rapprochés, je décidais qu’il serait plus sage de m’éclipser par derrière. Je récupérai donc une barre métallique, reste d’un rayonnage qui avait connu des jours meilleurs, et m’en servis pour briser une fenêtre de la pièce qui faisait office de bureau. Après avoir vérifier rapidement que la voie était libre, je me glissai dehors sans demander mon reste. Je sentis vaguement qu’un bout de verre m’entaillait la cuisse  au passage mais ne m’attardais pour vérifier l’état de mon membre et la profondeur de ma nouvelle balafre. C’était plus facile à gérer qu’une horde de zombies dans un espace quasi clos. Mon premier réflexe fut d’armer mon arc. Le deuxième fut de mettre les voiles direction l’arbre dans lequel j’avais vu Gabriel. Voyant quelques zombies se détacher de leur foule de copains et prendre la même direction que moi, je bandai l’arc et décochai successivement quelques flèches afin de me libérer le passage. Une fois fait, je me précipitai jusqu’à l’arbre en boitant légèrement du fait de ma blessure nouvellement acquise et jouais les écureuils pour aller me hisser sur une branche voisine à celle où s’était logé Gabriel.

Tu sais, j’aurais pu me sortir de là toute seule, lançai-je, trop orgueilleuse que j’étais et essoufflée de mon sprint. J’aurais pu lui sortir des tas d’autres choses. Tu m’as manqué. Merci du coup de main. Mais non. Il ne devait pas s’attendre à autre chose de toute façon. Bien sûr qu’il m’avait manqué. Bien sûr, il m’avait aidée à me sortir d’une situation qui ne m’était pas favorable. Mais j’étais aussi une grosse orgueilleuse doublée d’une tête de pioche ayant décidé d’aller bouder toute seule dans les bois, alors il ne fallait pas s’attendre à mieux pour le moment.


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MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Mar 8 Nov - 17:36




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Perché sur mon arbre je détaillais ma sœur qui s’éclatait comme une petite folle à sa survie, comme toujours à croire que ce monde et les dangers lui plaisaient plus qu’ils ne devaient. A tout avouer j’en venais parfois à me demander si on avait vécu autrement.

Détaillant la horde s’invitant à un festin, je ne prenais que peu d’attention aux actes de ma sœur qui avais déjà tiré sa révérence du prochain festin, laissant ses bourreaux au menu du buffet. Replaçant mon arc sur mon dos je n’eus pas non plus grande surprise de la voir me rejoindre sur la branche voisine, armée de son côté féministe qui ne plaisait qu’à elle. Parfois je me demandais si un merci lui aurait arraché la bouche avant de me rappeler de qui je parlais et de me dire qu’à son âge on ne ferait plus d’elle une demoiselle logique et normale au savoir vivre naturel.

« Ok madame je m’en sors, à présent on fait quoi ? On regarde le repas, on passe d’arbre en arbre ? » Lançais-je sans prendre la moindre pincette.

« Tu aurais dû attendre que je te rejoigne en bas bourrique. » Dis-je en lui lançant un regard de côté entrecoupé des premiers hurlements.

« Pas de bobo à déclarer ? » Sachant d’avance que oui. Je n’avais en rien manqué son petit boitillement, pas plus que j’avais manqué le reste.

« Dans le sac sur la branche pas loin tu trouveras de quoi te soigner, à moins que tu préfère qu’on serre les fesses pour ne pas attirer les animaux avec l’odeur de notre ADN jumeau qui s’échappe ? » De la tendresse ? De l’amour ? J’en avais pour elle mais pour l’heure, j’étais plutôt mécontent d’avoir dû faire appel à toute ma maîtrise interne pour la retrouver, combien de fois encore allait-elle se jouer de la mort ainsi, prendre le risque de me laisser sans cette moitié de moi en vie ? Comprendrait-elle un jour que je me foutais du monde du moment qu’elle ne me fasse pas faux bond ?


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MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Dim 20 Nov - 3:13



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Ma  petite mésaventure qui aurait fait la une des faits divers voilà quelques années et ce surtout dans mon village perdu du Pays de Galles, était devenue monnaie courante depuis le début de la pandémie. Des hordes de zombies, des idiots se croyant au dessus de tout, des attaques d’animaux… C’était devenu comme une routine bizarre. On ne se faisait jamais vraiment à la face décomposée, aux tripes apparentes ou à l’odeur nauséabonde des zombies, se faire attaquer par une bande de prédateurs organisés comme une armée était toujours aussi étrange, mais ça ne choquait plus vraiment qui que ce soit au bout de trois ans. A croire qu’avec un peu de bonne volonté, on est vraiment capables de se faire à tout et n’importe quoi, car pour moi comme pour la grande majorité de la population mondiale, les zombies on ne risquait d’en croiser qu’à Halloween. En fait l’apocalypse, c’était un peu comme Halloween, en moins drôle et toute l’année.

Depuis l’arbre sur lequel j’avais rejoins Gabriel, nous avions une vue imprenable sur le Bal des Zombies. Ces horreurs étant bien incapable d’escalader, nous étions au moins certains de ce pas nous faire croquer là où nous nous trouvions, à moins que notre perchoir n’abrite une famille d’écureuils enragés.

Ok madame je m’en sors, à présent on fait quoi ? On regarde le repas, on passe d’arbre en arbre ? Tu aurais dû attendre que je te rejoigne en bas bourrique, râla mon double. Je levai brièvement les yeux au ciel avant de les reposer sur Gabriel. As-tu fini de ronchonner ? T’es bien pressé. T’as rendez-vous quelque part ? demandai-je, indifférente aux cris de mes attaquants pris aux piège dans la boutique. S’ils avaient été de parfaits innocents encore, ça m’aurait peut être fait quelque chose, mais je n’allais ni plaindre, ni pleurer ces ordures. Bon débarras. Je ne doutais pas une seule seconde que si les rôles avaient été inversés, ils auraient pris leurs jambes à leurs cous sans se soucier de mon sort.

Quand il me demanda si je n’étais pas blessée, je balayais sa question d’un revers de la main. Une égratignure, je m’en remettrai, rétorquai-je, jetant un coup d’œil aux morts qui erraient sous notre arbre. Malgré tout, il m’indiqua qu’il avait dans son sac de quoi s’occuper de ma blessure. Il est vrai qu’entre les zombies et les animaux en tous genres qui peuplaient la région, l’odeur du sang ferait de moi le casse-croute idéal de tous les affamés de la région. T’inquiètes, j’ai ce qu’il faut.

Je m’emparai de mon sac et fouillais dedans quelques secondes avant d’en sortir une trousse de premiers secours. Je pendis mon sac à dos à une branche non loin pour me libérer les mains avant de m’intéresser à la blessure qui marquait ma cuisse. Bon, c’était peut être un peu plus qu’une égratignure. Rien d’ingérable toutefois. Une fois la position la plus adéquate au traitement de ma plaie, je vérifiais que des bouts de verre ne s’y étaient pas logés avant de la désinfecter et de la couvrir rapidement. J’avais passé tellement de temps à jouer les petits singes étant plus jeune que je conservais sans grande difficulté mon équilibre sur mon perchoir à moineau.

Satisfait ? demandai-je, fourrant mon barda dans mon sac. Allez arrête de tirer cette tête, vieux ronchon. Je t’ai manqué, avoues, le taquinai-je tout en observant les environs à la recherche d’un moyen de nous tirer de là. J’en voyais quelques unes, certaines plus intelligentes ou plus efficaces que d’autres, mais descendre comme deux crétins et se barrer en courant n’en était pas une. Nous n’étions pas à l’abri d’un accident et il était hors de question que Gab se fasse mordre par ces bestioles par ma faute. Bon, on attend qu’ils se décident à bouger ou on se barre d’ici ? Je te proposerais bien de jouer le cochon pendu pour défoncer le crane de tout ce beau monde et nous libérer le passage mais je doute que ça apprécie ce genre d’acrobaties. J’accompagnai mes paroles d’un geste de la main désignant ma blessure. Je n’étais pas douillette mais pas non plus totalement masochiste et par les temps qui courent, j’avais besoin de jambes en état de fonctionnement. Passer d’arbre en arbre pourrait être une possibilité mais ça ne nous permettrait pas d’aller bien loin. Du regard, je cherchais un moyen de distraire les zonzons, de leur donner une autre cible, même fictive, à chasser le temps de nous barrer mais il n’y avait pas grand-chose d’utile dans mon champ de vision.  


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MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Dim 20 Nov - 21:01




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As-tu fini de ronchonner ? T’es bien pressée. T’as-rendez-vous quelque part ? Je m’allongeai doucement sur ma branche, m’appuyant sur le tronc, en relevant un sourcil amusé. Se fichait-elle de moi ou était-elle en train de me prendre pour elle ? La regardant inflexible s’affairant aux soins de sa jambe alors que je sortais de ma poche mon opinel. Me collant à tailler une brindille au-dessus du crâne des têtes de lampions qui tentaient de nous attraper vainement.

Satisfait ? Plaçant la brindille dans ma bouche je me redressai pour la détailler. Allez arrêter de tirer cette tête, vieux ronchon. Je t’ai manqué, avoues. Crachant ma brindille, je replaçai mon couteau dans ma poche.

Bon, on attend qu’ils se décident à bouger ou on se barre d’ici ? Je te proposerai bien de jouer le cochon pendu pour défoncer le crâne de tout ce beau monde et nous libérer le passage mais je doute que ça apprécie ce genre d’acrobaties . Lançant un regard vers elle et le sol, je me mis à rire.

« Magnifique ! J’ai toujours rêvé de voir ma sœur se transformer en pénis géant, pendue à une branche pour attirer tous les morts du coin sous le balcon. N’as-tu pas de meilleur idée madame la marquise ou simplement pas peur de te faire assommer avec tes obus ? » Retirant mon arc de mon dos, je le lui passai.

« Bon plus sérieusement, tu t’es retrouvé dans cette merde, comment ? » Lui demandais-je en lui passant en suivant mon carquois remplis. Je gardai une flèche et serrai les cuisses, me laissant glisser sur le côté et me retrouvant doucement la tête non loin des mains charnues des morts. Plantant ma flèche tour à tour dans trois crânes, la laissant gérer ceux qui était hors de portée. Ce petit jeu de cochon dura assez de temps et je dû à deux reprises me redresser à cause de l’afflux de sang. Écoutant ma sœur me compter sa mésaventure. Une fois le terrain assez dégagé je me redressai et récupérai mon sac et me penchai pour prendre le siens. Sautant au sol sans lui demander son aval pour récupérer les flèches.

« Tu rentres avec moi ou tu as d’autres idées pour la journée ? » La questionnais-je ?





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Cecily S. O'Sullivan

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MessageSujet: Re: Double the Trouble (Gab & Cecy) Lun 28 Nov - 2:12



Double the Trouble
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C’est à ça que servent les soutiens-gorge, figure-toi. Ca a pas été inventé seulement pour faire baver ces messieurs devant les courbes de leurs fantasme du moment, rétorquai-je, sautillant légèrement sur ma branche comme pour lui prouver que je ne risquais pas de m’assommer avec ma propre poitrine. J’avoue que de ce côté-là, la nature avait été assez généreuse avec moi. Ca avait de bons et de mauvais côtés, mais c’était un fait que je ne pouvais pas nier. Pour faire bonne mesure, j’arrachai une brindille que je lui balançai à la tronche, avant de m’emparer de l’arc qu’il me tendait. Un pénis géant, non mais qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre. Les hommes voyaient du sexe partout de toute façon et à mon grand désespoir, mon frère n’avait pas été épargné par ce fléau qui frappait l’entièreté de la gent masculine : le fait d’avoir un cerveau divisé en deux, et dont la majeure partie se trouvait en dessous de la ceinture.

Je m’emparai ensuite du carquois qu’il me tendait avant de me redresser, me mettant debout sur ma branche pour avoir une meilleure visibilité pour faire le ménage. Son carquois ayant rejoint le mien sur mon dos, j’attrapai une flèche tout en commençant mon récit, pas le moins de monde perturbée par la situation, à savoir moi, debout en équilibre sur une branche, et Gabriel jouant au cochon pendu sur celle d’à côté. Je faisais mes courses, tranquillement. Le coin a déjà dû être pillé un paquet de fois mais bon, y a toujours moyen de trouver quelque chose, expliquai-je, laissant filer une flèche vers le crane décrépi d’un zombie hors de la portée de mon chimpanzé de frère. A peine eu-je tiré que je replaçai déjà une autre flèche sur la corde de mon arc, mon regard à la recherche d’une autre cible. Ces quatre crétins sont arrivés, on s’est battu un peu et puis finalement, ils ont pris le dessus. Ils cassaient la croute avec mes provisions quand tu as débarqué pour jouer les Superman. Ou l’Archer Vert, plutôt, Superman il tire pas à l’arc, racontai-je tout en continuant de faire le ménage. Ils étaient plus forts que moi mais n’avaient pas l’air très malin. Pas assez pour s’assurer que j’étais correctement attachée déjà. Tout dans les bras, rien dans le citron. J’aurais pas réussi à les tuer si tu n’étais pas arrivé, mais j’aurais bien réussi à me barrer. Tout en poursuivant mon récit, j’en terminais de mon ménage et à nous deux, nous avions fini par nous débarrasser de tous les zombies qui entouraient notre perchoir.

Gabriel fut le premier à descendre, embarquant avec lui nos deux sacs avant de me demander si je comptais rentrer avec lui. Avant de descendre je lui balançai son arc et, ne répondant pas tout de suite à sa question, je pris un peu plus de précautions que je ne l’aurais fait en temps normal. Inutile de maltraiter plus ma cuisse qu’elle ne l’était déjà. Toutefois, ma patte en vrac perturba mon équilibre, puisque je tentais de privilégier mon autre jambe qui elle, était intacte. Résultat des courses, je fini d’abord sur les pieds, puis sur les fesses, M’aidant de mes mains pour ne pas finir par faire l’étoile de mer sur le béton, ma main atterri dans une substance visqueuse, gluante, dégueulasse, et une exclamation de dégoût des plus élégantes m’échappa alors que je secouai ma main, une expression de dégout sur le visage. Des tripes de zombie. Miam. Je me relevai, tendant ma main couverte de sang malodorant et de reste de zombie vers le visage de Gabriel. T’en veux ? lui demandai-je, avant d’ouvrir mon sac de ma main propre en quête des morceaux de gaze que j’y avais fourré un peu plus tôt après m’en être servi pour désinfecter ma blessure. J’essuyai le plus gros dessus histoire de ne pas en coller partout, avant de le balancer sur le sol.

J’ai pas d’autres idées pour la journée hormis trouver de quoi manger et un endroit où dormir. Mais je ne rentre pas avec toi, répondis-je finalement, lui rendant son carquois que j’avais toujours sur le dos. Je m’ennuie comme un rat mort là-bas, et on sait tous les deux que l’ennui, c’est pas ce qui me réussi le mieux. Quand je m’ennuyais, je pensais. Et mes pensées tournaient toujours sur le même sujet, qui avait une fâcheuse tendance à me mettre de mauvais poil, à me mettre le moral dans les chaussettes, voire les deux en même temps. Et ce n’était pas mon job très palpitant de garde qui allait m’occuper assez l’esprit pour m’empêcher de ruminer. Mais rentre si tu veux.
 


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