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Pacify her [feat Connor]

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Chanel D. Sanders

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Lun 21 Nov - 20:43

Pacify her
Connor & Chanel

La brune avait peur de s'attacher. Mais malgré tous ses efforts, c'était pourtant ce qui était en train d'arriver. Peut-être était-ce simplement dû au fait qu'elle le connaissait bien avant l'apocalypse, et tout ce merdier qui ravageait le monde. À chaque fois qu'elle croisait son regard, elle s'imaginait de sombres pensées. L'idée de le perdre l'effrayait, tout comme n'importe quel autre être humain qu'elle appréciait un minimum. Au final, peut-être que Chanel n'était pas si forte qu'elle paraissait. Ces derniers mois avaient été longs et éprouvants. Parfois, la brune avait envie de crier, de tout balancer, de tout abandonner. Elle avait besoin de pleurer, de faire sortir tout son chagrin constant par des litres de larmes. Mais elle ne pouvait pas. Elle devait faire semblant d'être forte alors que tout lui faisait si mal. Elle ne pouvait que se renfermer sur elle-même. Au fil du temps, la survivante avait appris à sourire faux. Maintenant c'était facile de tromper en souriant, en prenant l'habitude. De toute façon, tout les survivants prenaient de sacrées claques dans le moral. Comment continuer ainsi dans un monde sans espoir ? Telle était la question.

Cette apocalypse avait fait d'elle quelqu'un de misérable. Elle avait déteint sur la solitaire comme le soleil jauni un blanc étincelant. Elle était devenue la personne qu'elle haïssait le plus au monde après les zombies. Cela l'avait obligée à briser tous ses principes. Tuer et blesser n'étaient pas son domaine. Mais désormais, elle avait pris goût à s'acharner sur les créatures dès lors qu'elle était énervée ou contrariée. Et le pire dans tout ça, c'était qu'elle avait fini par aimer ça. L'amusante, joyeuse et douce Chanel d'autrefois c'était simplement transformée en guerrière improvisée qui ne ressentait plus que de la haine et de la tristesse.

Alors vous comprendrez qu'un peu de réconfort était plus qu'utile en ce moment. Durant un court instant, elle pensa que Connor allait finir par la repousser gentiment. Mais au lieu de ça, elle sentit les doigts de son ami glisser dans son dos et ses bras se resserrer doucement. Reculant quelques secondes après, le charmant brun l'invita à aller chercher une serviette dans son sac à dos pendant qu'il allumait le feu de cheminée. « Désolée, je... Oui, tu as raison. » Sans plus attendre, Chan alla chercher la serviette qui était dans le sac de l'ancien militaire et enroula quelques mèches à l'intérieur, séchant ses cheveux encore humides. Connor proposa ensuite de faire à manger pendant qu'elle irait se reposer un peu. Sa dernière remarque la fît presque rire. C'était bien la première fois qu'elle souriait depuis deux mois entiers. « N'exagères pas, ce n'est qu'arrivé que deux fois ! Et promis, je ne t'en relancerais plus en pleine figure. » Lui adressant un léger rictus, la brune ne tarda pas à filer à l'étage afin de trouver un matelas confortable où s'installer. C'était bien mieux que de se trouver à l'extérieur.
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Connor W. Redfield

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Mer 23 Nov - 19:51




❝ Pacify her ❞

ft. Connor W. Redfield & Chanel D. Sanders





« N'exagères pas, ce n'est arrivé que deux fois ! Et promis, je ne t'en relancerai plus en pleine figure. » Remontant mon regard sur elle, un brin amusé je la détaillai un instant.

❝ Ah car c’est la figure que tu visais, bon ben faudra qu’on revoit ta façon de viser. Bon c’est parti pour une cuisine au feu de bois. ❞  Dis-je tout en la laissant monter. Plaçant sur le feu quelques pommes de terre, des pommes emballées dans du papier aluminium, je glissai tout autour des braises.


Une fois ceci terminé, je profitai de la solitude pour revenir à ma plaie et sortir du fil et une aiguille que je laissai un temps chauffer avant de me déshabiller et m’atteler à la couture de ma plaie, avant qu’il ne fasse trop sombre pour ça.

C’est au bout que quelques bonnes minutes que j’ouvris la porte de derrière donnant sur la terrasse, retirant mon haut et me passant au savons sous une pluie glaciale, retirant mon sang et toute odeur alléchante de viande que je composais pour les animaux du coin. Glacé jusqu’aux os, je revenais vers la cheminée pour tourner les pommes et vérifier leurs cuissons et repasser mon haut propre, plaçant mon treillis militaire avec la somme des vêtements à sécher, cherchant ensuite dans mon sac la poubelle contenant mon jean trop lâche que j’enfilai sans prendre même la peine de l’ouvrir.

Tout ceci accompli, la nuit avais étiré ses bras sur l’horizon et avait placer la maison dans une sorte de sommeil obscur, simplement éclairée de la cheminée à la lumière bloquée par la somme de linge qui l’entourait. Je n’ajoutai pas pour autant de chandelle ou d’autres points de lumière plus utile en cas de réelle urgence. Récupérant mes armes sur la table, j’entrepris en suivant un nouveau tour d’horizon de la maison, passant en revue toute fenêtre bloquée par des gros volets de bois et planches, toute porte donnant sur l’intérieur et l’extérieur, laissant soigneusement ouverte celle intérieure et close les autres. Ajoutant à certaine un meuble devant ou deux selon le poids estimé. Ce n’est qu’une fois certain que le calme régnerait en maître sur notre soirée. Que je revenais dans le salon pour une nouvelle fois m’assurer de la cuisson du repas et finalement jugeai que ce dernier était à point. Vint le moment alors de trouver de quoi dîner et ces deux obscures coupelles décoratives qui allaient finalement faire l’affaire une fois passées dans un seau d’eau récupéré durant ma douche revivifiante.

Plaçant chaque pomme de terre équitablement je les délaissai sur la table et montai pour me placer finalement à l’entrée de la chambre.

❝T’as pu dormir un peu ? ❞ Demandais-je, croisant les bras en m’appuyant dans l’embrasure de bois.  


❝ Le repas est servi et tout est calme, je monterai la garde cette nuit, tu pourras encore profiter du lit. ❞  Il faisait sombre, je ne pouvais que distinguer sa silhouette allongée sur un lit blanc. Dehors le vent hurlait sa complainte marine et la pluie caressait avec rage les façades et les vitres s’envolaient à l’étage supérieur. Me redressant, je traversai calmement la chambre couverte de moquette et me plantai sur le côté de la fenêtre, la laissant émerger lentement tout en détaillant la vue. On pouvait de là, voir les maison voisines, sombre masse d’une vie passée, toutes inanimées, à leurs côtés la végétation dansante d’un automne pluvieux, non loin la masse obscure de l’océan pacifique, par instant la lune pleine laissait passer quelques rayons pales sur le rivage, donnant au paysage ravagé une allure moins lugubre.


Croisant mes bras, mon regard se glissa sur quelques zombies errants sans but dans la rue. Bravant le temps et vacillant plus qu’ils ne progressaient. Aucun danger pour le moment, tout semblait se dérouler comme je l’avais au préalable prévu.

❝Si on mange froid, je vais te priver de dessert pour le restant de tes jours princesse. ❞ Murmurais-je.





© Jay
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Chanel D. Sanders

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Ven 25 Nov - 16:13

Pacify her
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Parfois en observant le jeune homme, elle revoyait le visage de ses proches et de ses connaissances d'autrefois. Cela lui rappelait de nombreux souvenirs, certains qu'elle aurait préféré oublier afin de ne pas ressentir cette douleur et ce manque constant. Son frère et son meilleur ami représentaient tout pour elle, et du jour au lendemain, la brune s'était retrouvée seule face à ce monde dévasté. Tout avait été effacé, notamment sa bonne humeur, son air jovial, son sourire ainsi que son côté festif et amusant. Les seuls traits de sa personnalité qui étaient toujours présents étaient sa grande bonté, sa générosité et son impulsivité.

Connor se moqua de sa façon de viser. Se contentent de lui tirer la langue telle une enfant qui semblait vexée, la solitaire monta ensuite au premier étage en poussant la porte à sa droite qui menait à une chambre. En plein milieu de la pièce se trouvait un matelas moelleux qui ferait parfaitement l'affaire. Se jetant dessus sans ménagement, la jeune femme retira ses chaussures et s'installa confortablement. Balayant la salle du regard, la brune détailla la décoration et la disposition des quelques bibelots. Tout était resté intact malgré les personnes qui ont fui leur propre habitation. Fatiguée et à bout de force, Chan ne tarda pas à s'endormir, sentant que ses paupières devenaient de plus en plus lourdes. N'ayant pas eu l'occasion de trouver un abri sûr depuis plusieurs jours, séjourner ici durant quelques heures lui ferait le plus grand bien. Même si encore une fois, le calme n'allait pas durer. Fuir était plus qu'épuisant et elle en avait assez.

Se réveillant quelques longues minutes plus tard, Chanel ouvrit doucement les yeux en s'étirant lentement. Ayant bien du mal à sortir de ses songes, elle resta immobile sous les draps blancs. Toujours d'humeur assez maussade sûrement dû à la fatigue et aux derniers mois plus qu'éprouvants, elle ne put retenir une fine larme chaude qui coula le long de sa joue. Entendant des bruits de pas, puis une voix s'élever dans la pièce, elle essuya la gouttelette d'un revers de main et se redressa légèrement. L'ancien militaire lui demanda si elle avait pu dormir un peu, puis lui indiqua que le repas était prêt. Remarquant qu'elle ne se levait toujours pas, le brun souhaita la priver de dessert. « Ah non, le dessert est trop important ! » Affichant un léger sourire, elle se décida enfin à se lever et suivi son ami jusqu'à la petite table située dans la pièce principale. « Je te préviens, si ton plat n'est pas succulent je vais te jeter une patate en pleine figure. » Le taquinant, elle huma la bonne odeur qui se dégageait du récipient. « Merci pour le repas. Encore une fois je dois avouer que je suis vraiment veinarde de t'avoir comme ami, tu me chouchoutes. » Croquant dans un morceau de pomme de terre, elle savoura cette délicieuse nourriture qui devenait rare de nos jours.
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Connor W. Redfield

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Sam 3 Déc - 19:20




❝ Pacify her ❞

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« Merci pour le repas. Encore une fois je dois avouer que je suis vraiment veinarde de t'avoir comme ami, tu me chouchoutes. »

Me plaçant à ses coté je distribuais les denrées rapidement pour ne pas finir les doigts totalement brûlés. Laissant traîner un silence. Son ami, étais-je son ami ? Clairement non, ou alors, je ne me serai pas laissé aller à la prendre dans mes bras, je n’aurai pas caressé toute une nuit son corps et n’aurai pas parcouru cette route pour l’aider. J’aurai agi comme toujours en gardant une certaine distance plus nette entre elle et moi, je ne lui aurai laissé aucun choix que celui de me suivre. Et je n’aurai certainement pas accepté avec autant de silence qu’elle me joue la bonne humeur quand tout en elle hurlait la peine et la douleur. Non clairement je n’avais pas ce titre-là, je n’avais pas celui du petit ami non plus ou là aussi les choses n’auraient pas sonné comme ça. Je n’avais pas de titre de mon point de vue à part peut être celui du crétin capable de prendre ses propres réserves de survie pour aider un autre.

Celui du militaire encore capable de lui tendre la main, là où je la tendais à l’armée pour tuer les autres, que je jugeais avoir moins de chance. A bien y penser, ce qui l’avait sauvé au bord du lac c’est notre passé, le fait que jamais je n’aurai misé sur elle et qu’elle m’avait fait mentir, m’avait prouvé qu’avec tous ses gros moins elle avait su composer un gros plus là où même les plus vaillants n’avaient pas survécus à ces trois années d’enfer.

❝Je ne suis pas ton ami, mange bourrique. ❞
Lançais-je spontanément en lui tendant les couverts. Je n’ai jamais eu pour habitude de laisser parler la spontanéité, elle ne ressort que dans mes actes, en général tous mes mots sont là pour tisser un personnage, une sorte de faussé entre moi et le monde qui m’entoure.


Et voilà que ces quelques mots venaient de fuir ma bouche et notaient un profond double sens qui serait sûrement pris dans la plus mauvaise des directions par elle.

❝Oh et puis merde ! ❞ Soufflais-je en me laissant tomber sur le dossier de ma chaise.


❝T’en connais beaucoup des potes qui affronteraient cent bornes d’un monde pareil juste pour le plaisir de te voir leur dire que tout roule quand tu affiches une tronche morte en sursis ? Qui couchent avec toi et te laissent les prendre pour cible alors que tu ne sais pas viser. A présent bouffe, le romantisme et les déclarations à la con, j’ai jamais su faire, surtout quand il n’y a plus rien de romantique dans ce monde et que les sentiments me sont aussi familiers que la visée pour toi. ❞ Sur ces mots, je m’attrapai à mon tour les pommes de terre et les déposai dans mon assiette sans plus la regarder.



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Chanel D. Sanders

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Sam 3 Déc - 22:21

Pacify her
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La journée avait été longue et mouvementée. Cependant, elle n'était pas encore terminée. Mais désormais à l'abri pour la soirée, les deux survivants pouvaient s'accorder quelques minutes de répit. Connor remplissait tranquillement les deux assiettes disposée sur la petite table, tout cela dans un silence pesant. Lorsqu'il ouvrit enfin la bouche, elle eut l'impression de se prendre une réflexion en pleine face. Ayant presque failli recracher la gorgée d'eau qu'elle venait tout juste d'avaler, elle le dévisagea un instant. Il n'était pas son ami ? Qu'était-il alors ? Laissant couler et préférant ne rien ajouter, la jeune femme dévora une nouvelle bouchée de son plat chaud. Mais son interlocuteur ne fît pas de même. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Interloquée, la brune soupira et posa sa fourchette tout en l'écoutant faire son discours.

Pour le coup, elle ne l'avait pas vu venir celle-là. Offusquée et confuse, la solitaire laissa un long silence planer dans la pièce durant de longues secondes. « Qu'est-ce que tu veux que je dise ? Non effectivement, j'en connais pas beaucoup des gens qui feraient la même chose que toi. Alors oui, tu es peut-être la seule et unique personne dans ce monde pourri qui se préoccupe encore de moi. Mais qu'est-ce que tu attends au juste ? Tu prétends ne pas être mon ami, alors dis-moi clairement ce que tu veux être car là je ne suis pas sûre de comprendre. Tout à l'heure tu m'as affirmé que tu étais simplement là pour m'aider, rien de plus. Alors si tu as changé d'avis je ne te retiens pas. Tu peux partir, tu sais où se trouve la porte. » Tous les deux sur les nerfs et fatigués, c'était bien la première fois que le ton montait et qu'ils conversaient ainsi.

Se levant brusquement, elle enchaîna sans lui laisser le temps de répliquer. « Putain Connor, tu crois que je ne me rends pas compte de tout ce que tu fais pour moi ?! Et pardonnez-moi monsieur d'afficher une telle expression. Oui je suis peut-être plus faible que j'en ai l'air. Tu veux la vérité ? Très bien. Alors oui je suis épuisée, oui je ressens ce vide et cette douleur chaque jour. Oui je suis blessée et oui j'en ai plus qu'assez de devoir faire face à ces créatures monstrueuses ! C'est ça que tu voulais entendre ? » Les larmes aux yeux, c'était la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Telle une explosion, elle lui balançait soudainement tout ce qu'elle avait sur le cœur.

« Tu sais quoi ? Tu as raison. Tu n'es pas mon ami, tu es bien plus que ça. Et tu sais pourquoi je refuse catégoriquement de rejoindre ton foutu groupe ? Car oui je n'ai pas envie de me retrouver avec une bande d'abrutis. Mais la deuxième raison c'est parce que je n'ai pas non plus envie de m'inquiéter à chaque fois que je te verrais sortir à l'extérieur des murs. Je n'ai pas à te croiser tous les jours en me disant que je dois lutter pour ne pas te prendre dans mes bras, pour ne pas m'attacher. Mais devines quoi, c'est raté ! À chaque fois que j'observe ton visage je revois mon passé, notre passé. Des souvenirs douloureux mais qui me rappellent mon humanité. Et le pire de tout, c'est les sentiments que je ressens pour toi. » Oups, c'était sûrement les mots de trop. Tant pis, au moins il était fixé. Elle tenait tellement à lui qu'elle préférait le laisser s'éloigner plutôt que de l'accompagner et le voir risquer sa vie dehors de manière imprudente et irréfléchie.
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ஜ Clan Atlantic ஜ

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Connor W. Redfield

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Dim 4 Déc - 0:19




❝ Pacify her ❞

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La douce odeur des pommes de terre cuites, mon plat simplement préféré sous toutes ses formes. Le plaisir simple d’une bouchée qui se fait attendre. Voilà à quoi je m’attachais rapidement pour oublier cet instant merdique. Coupant lentement la pomme de terre fumante à la simple lueur de l’âtre et d’une chandelle. Je me délectais de calme soudain. Calme avant la tempête ? Non pourquoi me dire cela après tout nous en essuyons déjà une à l’extérieur et mes quelques mots semblaient assez clairs pour avoir mis fin à la débâcle. Plantant la fourchette j’allais enfin pouvoir remplir la dent creuse qui hurlait dans le fond de ma bouche, le tourbillon qui chantait dans le creux de mon ventre. Quand un grincement se souleva. Un pincement suivi d’un débordement de paroles, d’une monté d’octaves qui me fit déposer les armes et renoncer à placer la fine bouchée entre mes lèvres. Alors que mon regard se glissais sur elle.

« Qu'est-ce que tu veux que je dise ? Non effectivement, je n’en connais pas beaucoup des gens qui feraient la même chose que toi. Alors oui, tu es peut-être la seule et unique personne dans ce monde pourri qui se préoccupe encore de moi. Mais qu'est-ce que tu attends au juste ? Tu prétends ne pas être mon ami, alors dis-moi clairement ce que tu veux être car là je ne suis pas sûre de comprendre. Tout à l'heure tu m'as affirmé que tu étais simplement là pour m'aider, rien de plus. Alors si tu as changé d'avis je ne te retiens pas. Tu peux partir, tu sais où se trouve la porte. »

Génial, putain pour une fois que tu l’ouvres, relevant un sourcil interrogateur, je m’apprêtais a lui dire une nouvelle fois que j’étais le type en qui elle ne devait pas avoir confiance, phrase qui avait déjà plus d’une fois franchis mes lèvres avec elle. Mais je fus rapidement interrompu par le tourbillons Chanel qui d’un coup se retrouvait sur ses jambes et s’enflammait à nouveau.

« Putain Connor, tu crois que je ne me rends pas compte de tout ce que tu fais pour moi ?! Et pardonnez-moi monsieur d'afficher une telle expression. Oui je suis peut-être plus faible que j'en ai l'air. Tu veux la vérité ? Très bien. Alors oui je suis épuisée, oui je ressens ce vide et cette douleur chaque jour. Oui je suis blessée et oui j'en ai plus qu'assez de devoir faire face à ces créatures monstrueuses ! C'est ça que tu voulais entendre ? »

Ok là, on part loin, je demande rien, enfin là si, bouffer, mais visiblement, il y a une chose qu’on ne sera jamais capable de partager, c’est un putain de repas. Grognais-je me passant la main sur la nuque.

Elle tourbillonnait, pestait, enrageait, lançait ses paroles comme si elle déferlait tout droit d’un torrent trop contenu. Et moi comme toujours je restais là, impassible, si ce n’est ma main qui massait ma nuque pour ne pas à mon tour me lever et lui demander de la boucler une nouvelle fois. Je n’ai jamais su agir avec les sentiments, je n’ai à bien y penser, même jamais dis je t’aime à personne, pas même à mes parents plus souvent absents que présents. Alors accepter ces mots, les écouter ok, mais attendre de moi que je la remercie de sa reconnaissance ou encore de m’empêcher d’avoir des idées claires…

Portant mes yeux sur elle qui allait et venait, je me bloquai un instant, au parler s’étaient unis les larmes, la gorge quelque peu brisée, ce petit timbre que je ne lui avais connu que saoule, et bien loin d’un monde pareil. Inspirant, et soufflant à pleine poitrine, j’enfermai ma propre rage, mes propres maux, tout ce qui n’avait plus jamais eu le droit de sortir depuis des années. Je repoussais l’homme, l’abrutis qui avait eu la connerie de l’ouvrir et me mettre dans cette situation. Me relevant pour récupérer mon arbalète, désireux de la laisser se reprendre et arrêter l’effusion sans trop de casse. Sauf qu’elle ne l’entendit pas ainsi. Et à vrai dire je ne sais même pas pourquoi j’en fus étonné.

« Tu sais quoi ? Tu as raison. Tu n'es pas mon ami, tu es bien plus que ça. Et tu sais pourquoi je refuse catégoriquement de rejoindre ton foutu groupe ? Car oui je n'ai pas envie de me retrouver avec une bande d'abrutis. Mais la deuxième raison c'est parce que je n'ai pas non plus envie de m'inquiéter à chaque fois que je te verrais sortir à l'extérieur des murs. Je n'ai pas à te croiser tous les jours en me disant que je dois lutter pour ne pas te prendre dans mes bras, pour ne pas m'attacher. Mais devines quoi, c'est raté ! À chaque fois que j'observe ton visage je revois mon passé, notre passé. Des souvenirs douloureux mais qui me rappellent mon humanité. Et le pire de tout, c'est les sentiments que je ressens pour toi. »

Elle était là plantée dans le silence, moi tout autant à la détailler. Encaissant ses mots comme on encaisse un train, c’est-à-dire avec une forte baffe dans la tronche qui ne m’aidait pas à vouloir la prendre dans mes bras ou simplement accéder à ses dires ou à ce que je pouvais ressentir pour elle. D’ailleurs que ressentais-je réellement ? Voilà une chose à laquelle je ne m’étais pas une fois attardée à chercher. Le monde présent n’est en rien fait pour laisser ces flammes sentimentales prendre vie, que cela soit par de simples questions.

❝ Tu ne peux pas avoir confiance en moi, combien de fois faudra que je te le dise ? Dans ce monde tu ne peux faire confiance en personne d’autre que toi-même. ❞ Ma voix était mécanique, un brin plus armée de mon accent natal. Récupérant ma veste je m’avançais vers elle et m’arrêtai à son niveau.


❝Tout ça c’est de la connerie, tu n’as pas vu un humain depuis des semaines, t’a pas les idées claires, c’est facile de croire qu’on aime une personne quand on a qu’elle pour seule horizon, sors de ta solitude et on en reparlera. En attendant je vais voir si on n’a pas de visiteur qui veulent eux-aussi me déclarer à quel point je suis un mec génial qui a un grand cœur. ❞


sur ces mots je m’avançai d’un nouveau pas, me relevai et posai rapidement ma main sur son épaule, simple signe personnel qu’elle avait marqué un point et qu’elle ne pourrait cette fois comprendre. Et sans rien ajouter je la contournai sans plus attendre, claquant la porte d’entrée sur mon passage pour faire venir à moi tout zombie dans la zone, verrouillant celle-ci pour me mettre en traque de macchabées de défoulement.

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Chanel D. Sanders

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Dim 4 Déc - 12:22

Pacify her
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La voilà son impulsivité. Il avait beau n'avoir dit que quelques mots, cela avait suffit pour qu'elle s'emporte de cette manière. Il avait véritablement réussi à l'énerver. Pourtant, il en fallait pour que la jeune femme hausse le ton mais visiblement, il l'avait fait sortir de ses gonds. Quand elle était enfant, la brune cherchait le plus beau coquillage parmi des milliers de grain de sable, et adulte elle cherchait la perle rare parmi des milliers de connards. Et même aujourd'hui, il fallait toujours qu'elle tombe sur le pire des enfoirés. Au final cela lui servira de leçon. Quelle belle soirée !

L'ancien militaire se releva à son tour et alla chercher sa veste avant de s'arrêter devant elle, en lui sortant son discours sur la confiance. Pour une fois qu'elle faisait confiance à quelqu'un, voilà qu'on lui reprochait. Ils étaient clairement dans une relation toxique. De plus, c'était un menteur. Il y avait bien quelque chose entre eux et il le savait. Il mentait à son interlocutrice comme il était en train de se mentir à lui-même. Tout ça c'était de la connerie ? Les derniers mots du brun furent tranchants, odieux. Plantée bêtement à sa place, c'était comme si elle venait de recevoir un poignard en plein cœur. Elle n'attendait strictement rien de lui, mais il aurait au moins pu se montrer compréhensif au loin de l'enfoncer plus bas que terre. « Tu es juste un monstre sans cœur. Tu ne vaux pas mieux que ces rôdeurs dehors. Mais disons que tu as raison, c'est sûrement moi qui suis stupide. Stupide d'avoir cru un instant que je pouvais me fier à toi. Alors peux-tu me dire pourquoi tu as parcouru tout ce chemin pour me voir si au final tu n'en as rien à foutre ? Ne me dis pas que c'est par simple courtoisie. » Il n'y avait rien de logique dans tout cela. Mais se torturer l'esprit pour essayer de le comprendre n'en valait pas la peine. Elle avait juste été idiote de penser qu'il pouvait ressentir des émotions et agir en humain.

Mitigée entre rage et tristesse, Chanel se renferma complètement sur elle-même. Alors que Connor s'avança de quelques pas avant de poser sa main sur son épaule, la solitaire le repoussa d'un geste rapide. N'osant même plus croiser son regard, elle pivota sur le côté afin de le laisser sortir. « Très bien, vas t'en. Mais ne reviens pas. Je suis sérieuse, je ne veux plus te voir, je ne veux plus entendre ta voix, je ne veux plus te parler et je ne veux même plus te regarder. Ça vaut mieux pour toi comme pour moi. » Blessée, vexée et exaspérée, il avait gagné le droit de rentrer à la case campement. La porte claqua tandis que l'ancienne serveuse se laissa tomber sur le sofa.
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Connor W. Redfield

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Dim 4 Déc - 22:53




❝ Pacify her ❞

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A peine avais-je passé la porte que le vent glacial percuta mon visage, ma veste encore dans les mains, je détaillais des yeux la nuit et ses mouvements. Dans mon dos le bois d’une poutre sur laquelle j’avais pris appui sans y prêter plus d’attention. Le petit porche me protégeait encore des trombes d’eau que charriait avec elle la tempête, mais en rien du froid de cette fin d’octobre. Dans un geste mécanique je glissai ma veste militaire sur mes épaules et la fermai. Sourd au bruit intérieur de la maison où pourtant toutes mes pensées se trouvaient.

Qu’étais-je en réalité, un ami ? Son amant ? Son mec ? Rien… j’avoue qu’aucune des options ne me comblait réellement. Si jusqu’alors mon esprit borné d’irlandais m’avait interdit de me questionner, il était à présent compliqué de ne pas le faire. Les larmes sur ses joues, sa rage, tout m’avait touché et je n’avais jamais été homme à ressentir de l’empathie pour ce genre d’émotion explosive. Pourquoi ? Cela remontait à présent à bien trop loin pour que je puisse réparer cette défaillance de l’enfance.

Quelques secondes je me revis gamin dans le cortège a écouter la vie au-delà de la petite maison luxueuse. Regardant mes parents fêter Noël avec leurs clients, avec d’autres enfants, je me revis petit bonhomme de rien dans un monde trop vide, attendant qu’on se rappelle qu’un jour il était né de leur union et avait besoin lui aussi d’une part de magie. Mais la magie n’était jamais venue, quelques semaines plus tard on m’embraqua pour mon premier internat à des milliers de kilomètres, on engendra l’homme que je suis aujourd’hui en le forgeant d’abandon constant. Et voilà que cette fille de rien, sortie d’un bar minable où je passais quelques soirées se pointait là où elle n’aurait normalement eu aucune chance de survivre et foutait la zone dans mon esprit. M’annonçait qu’elle avait peur de me perdre.

Si avec le temps j’avais accepté ce genre de crainte de la part d’Ash ou encore Mavy, c’est que je m’étais aussi forgé à l’idée d’une utilité claire pour elles. Mais tout ceci était autre. Pourquoi avais-je fait ces kilomètres pour l’aider ? Simplement car j’étais ainsi, que j’en avais fait autant pour Madeen par le passé, car j’avais pris sur moi la responsabilité de les aider, comme mon emploi me l’avait appris, j’avais décidé de trier sur le volet les gens et de leur venir en aide comme j’aurai aimé que d’autres viennent au secours de mes proches. Mais je n’avais jamais réellement songé à ce que cela impliquerait émotionnellement. Sûrement car jusqu’alors cela n’avait dérapé qu’une maudite nuit avec une maudite brune.

Le temps passait et le vent, la pluie m’arrosaient sans qu’aucun zombie ne vienne s’inviter à la fête. Sans qu’aucune réponse ne vienne trouver les questions qui défilaient dans mon crâne. Finalement je me détournai de l’entrée et poussai la porte pour la refermer sur mon passage.

Elle était sur le canapé et sans un mot je m’avançai vers elle pour me placer à croupi à ses côtés, ma main attrapa sa joue où je balayai d’un geste sans grande douceur les larmes. Ma peau glacée sur la sienne brûlante tranchait vivement nos deux êtres.

❝ T’es vraiment une unique toi. » Était-ce un compliment, un reproche ? Non un simple constat, elle était unique pour moi et n’avait aucune place en titre, du moins aucune que je ne pouvais lui retirer où lui offrir. « Une vraie emmerdeuse.❞ D’un geste je glissai ma main dans sa nuque et l’embrassai avec toute la colère quelle provoquait en moi. Un baiser compliqué mêlé de passion, de force.  


Que je stoppai aussi vite que je l’avais provoqué.

❝ Viens manger et garde pour toi tes craintes, les pourris ça ne meurt pas aussi facilement que ça. A table. ❞  Je me relevai et revins vers la cheminée pour me défaire de ma veste dégoulinante de flotte et constater que mon haut était à nouveau couvert de sang.


**fait chier**


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Chanel D. Sanders

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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor] Lun 5 Déc - 20:29

Pacify her
Connor & Chanel

Immobile sur le sofa, la jeune femme était incapable de penser à autre chose qu'à lui. Ce foutu humain avait le don de l'agacer au plus haut point, pourtant d'une façon inexplicable, il avait réussi à illuminer son visage ainsi qu'à toucher son cœur. Elle qui s'était interdit de ressentir cela à nouveau après avoir vu celui qu'elle aimait se transformer en une de ces créatures. Mais d'une certaine façon, Connor était la seule personne qui la rattachait à son passé, à son humanité. Elle pouvait alors se remémorer des souvenirs précédant l'apocalypse et se dire qu'un jour tout redeviendra comme avant. C'était sûrement impossible, mais quel était l'intérêt de continuer de survivre dans un tel monde si l'on n'avait pas un minimum d'espoir et de force ? Tout était encore possible.

Perdue dans ses pensées, en train de se torturer l'esprit, la porte s'ouvrit. Pourquoi revenait-il ? Elle lui avait pourtant bien fait comprendre de ne plus jamais rappliquer. Cet entêté allait subir une seconde tournée de paroles explosives et fulgurantes. « Vas t'en, je t'ai dit de... » Avant même qu'elle ne puisse finir sa phrase, le jeune homme s'approcha rapidement et l'embrassa. Incapable de le repousser, la brune le laissa faire malgré sa rage toujours présente. Comme si de rien n'était, il lui demanda de se remettre à sa table. Le fixant un instant, la solitaire détailla son tee-shirt couvert de sang. Se levant d'un bond, Chanel s'avança vers lui afin de lui faire face, plongeant ses prunelles émeraude dans les siennes. Les yeux pétillants de colère, d'ardeur et de passion, elle n'allait pas lui pardonner si facilement. Elle avait besoin de s'exprimer.

Chan hésitait entre lui sauter au cou pour l'embrasser comme jamais on ne l'avait embrassé avant ou alors le frapper, et lui balancer ses quatre vérités en face, un peu comme tout à l'heure, mais en bien pire. Lui dire qu'il n'était qu'un égoïste, un de ces mecs qui n'en avait rien à foutre des autres, qui profitait de la naïveté des gens, profitant des filles pour agrandir son tableau de chasse. Le genre de mec qui se débrouillait pour qu'elles tombent amoureuse de lui, puis les jetait lorsqu'il trouvait mieux. Cependant, avec ses gestes, il avait quelque peu réussi à lui prouver le contraire. « Tu sais ce qui m'énerve le plus ? Non pas le fait que je sois tombée amoureuse de toi, ça je l'assume. Ce qui m'agace c'est la façon dont tu m'amadoues et me brise le cœur. Car c'est ce que tu fais, tu joues les durs à cuir et préfère me blesser avec tes paroles en l'air plutôt que d'avouer ce que tu ressens vraiment. Tu n'es même pas capable de me parler en face ! Et le pire dans tout ça, c'est que quoique tu fasses, je suis incapable de te détester et de bannir mes sentiments pour toi. » Peut-être devait-elle arrêter de se prendre la tête. Mais depuis quand ces choses là arrivaient en pleine apocalypse ? Il y avait des tas d'autres trucs à faire comme par exemple chercher de la nourriture ou s'amuser à dégommer quelques dizaines de zombies. Pourtant, ils étaient là, en train de se disputer pour des histoires qui n'avaient pas lieu d'être.

Il fallait qu'elle sorte tout ce qu'elle pensait, c'était plus fort qu'elle. Il allait devoir encaisser et la laisser terminer, laisser la tempête passer. « Tout comme toi, je n'ai pas voulu tout ça. Je ne crois pas en ces stupides histoires d'amour qui ne sont pas réelles et qui sont juste des illusions. Tout ça c'est complètement ridicule ! Mais je m'en excuse, je ne peux pas effacer mes sentiments ni les contrôler. Alors que fait-on ? » Le regardant, la brune attendait juste une réaction de sa part. Le moindre mot, le moindre geste qui pourrait la calmer et la rassurer.
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MessageSujet: Re: Pacify her [feat Connor]

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